Streams of Consciousness, Les courants de conscience, est le titre donné à cette douzième édition qui ambitionne de renouveler ce rendez-vous majeur pour les artistes africains et de la diaspora. Entretien avec Astrid Sokona Lepoultier, né d’un père français et d’une mère malienne, basée à la fois à Paris et à Bamako, et co-commissaire de la Biennale africaine de la photographie 2019.
RFI : Le mot d’ordre de cette douzième édition des Rencontres de Bamako est d’une certaine façon « place aux femmes ». Qu’est-ce que cela change pour le concept de la Biennale ?
La place de la femme dans la photographie, dans la sélection du programme des Rencontres de Bamako, a été pensée comme une nécessité, un devoir et surtout comme une évidence. Le thème de cette édition, choisi par le directeur artistique Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, est Les courants de conscience. Cela fait référence à une notion sociologique, développée par le psychologue et philosophe américain William James. Appliqué à la photographie, il s’agit de s’intéresser à la façon dont les photographes visent, perçoivent, interprètent et pensent le monde dans lequel ils vivent. Choisir ce thème pour la Biennale est un peu comme présenter – de manière non exhaustive - un état d’esprit du monde contemporain africain.
Pour représenter cet état d’esprit, comment pourrait-on ignorer les femmes Elles ont aussi le droit d’exprimer leurs ressentis, parler de leurs vécus, leurs préoccupations, leur quotidien et aussi celui des autres.
Quelles sont les difficultés rencontrées par les femmes photographes ?
Moi, je suis Franco-Malienne, j’ai grandi au Mali. Et je n’ai pas le sentiment que la femme photographe malienne ait eu plus de difficulté ou moins de facilités qu’un homme photographe au Mali. Les problèmes rencontrés par l’un sont les mêmes rencontrés par l’autre, c’est-à-dire les galeries et les opportunités d’exposer sont peu nombreux. Il n’y a pas forcément un cadre juridique autour du métier. Et les collectionneurs sont rares. C’est difficile pour un artiste photographe au Mali de survivre. Mais, c’est important d’encourager l’effervescence de la photographie féminine au Mali, pour la simple raison, que ce soient les hommes ou les femmes photographes, ils ont eu besoin d’avoir recours à des subterfuges pour trouver des solutions. Donc, ils ont décidé de faire ensemble, en fondant des collectives. Cette année, par exemple, on présente le Collectif Association des femmes photographes du Mali (AFPM), fondé en 2007 par Amsatou Diallo.
RFI : Le mot d’ordre de cette douzième édition des Rencontres de Bamako est d’une certaine façon « place aux femmes ». Qu’est-ce que cela change pour le concept de la Biennale ?
La place de la femme dans la photographie, dans la sélection du programme des Rencontres de Bamako, a été pensée comme une nécessité, un devoir et surtout comme une évidence. Le thème de cette édition, choisi par le directeur artistique Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, est Les courants de conscience. Cela fait référence à une notion sociologique, développée par le psychologue et philosophe américain William James. Appliqué à la photographie, il s’agit de s’intéresser à la façon dont les photographes visent, perçoivent, interprètent et pensent le monde dans lequel ils vivent. Choisir ce thème pour la Biennale est un peu comme présenter – de manière non exhaustive - un état d’esprit du monde contemporain africain.
Pour représenter cet état d’esprit, comment pourrait-on ignorer les femmes Elles ont aussi le droit d’exprimer leurs ressentis, parler de leurs vécus, leurs préoccupations, leur quotidien et aussi celui des autres.
Quelles sont les difficultés rencontrées par les femmes photographes ?
Moi, je suis Franco-Malienne, j’ai grandi au Mali. Et je n’ai pas le sentiment que la femme photographe malienne ait eu plus de difficulté ou moins de facilités qu’un homme photographe au Mali. Les problèmes rencontrés par l’un sont les mêmes rencontrés par l’autre, c’est-à-dire les galeries et les opportunités d’exposer sont peu nombreux. Il n’y a pas forcément un cadre juridique autour du métier. Et les collectionneurs sont rares. C’est difficile pour un artiste photographe au Mali de survivre. Mais, c’est important d’encourager l’effervescence de la photographie féminine au Mali, pour la simple raison, que ce soient les hommes ou les femmes photographes, ils ont eu besoin d’avoir recours à des subterfuges pour trouver des solutions. Donc, ils ont décidé de faire ensemble, en fondant des collectives. Cette année, par exemple, on présente le Collectif Association des femmes photographes du Mali (AFPM), fondé en 2007 par Amsatou Diallo.
Autres articles
-
En Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes
-
Bénin: quatre militaires tués dans des attaques à la frontière avec le Burkina Faso
-
Soudan: les Émirats arabes unis accusés d'avoir envoyé des mercenaires colombiens en soutien aux FSR
-
En RDC, la communauté internationale se mobilise face à l'épidémie d'Ebola
-
Bénin-Niger: vers un réchauffement des relations après le changement de président béninois?





En Afrique du Sud, des centaines de Ghanéens fuient le pays face aux tensions xénophobes


