Plus de 750.000 Bissau-Guinéens sont appelés aux urnes dimanche pour départager 12 candidats au fauteuil présidentiel dans un scrutin destiné également à mettre un terme à une fâcheuse et longue période d’instabilité politico-institutionnelle, selon plusieurs observateurs de la vie politique locale.
Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu seize tentatives de coups d’Etat, quatre putschs dont le dernier en 2012, en plus d’une longue série de remaniements gouvernementaux débouchant sur une instabilité politique même si c’est pour la première fois qu’un président termine son mandat en Guinée-Bissau.
Elu en mai 2014, José Mario Vaz a connu plusieurs changements de Premier ministre, entraînant une confrontation avec le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), la formation politique historique qui avait remporté les élections législatives du 10 mars dernier.
Le président Vaz est par la suite exclu du PAIGC qui a investi pour cette élection son ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, l’une des figures du landerneau politique local et favori du scrutin de dimanche. Pour se faire réélire, José Mario Vaz y est allé en indépendant faisant valoir son bilan.
Umaro Sissokko Embalo, autre ancien Premier ministre, victime de la longue valse de gouvernements, est un autre candidat à la tête du Madem G-15, né de la dissidence de plusieurs responsables du PAIGC. Il était classé deuxième lors des dernières élections législatives du 10 mars dernier.
La Guinée-Bissau est un petit pays de l’Afrique de l’Ouest très fragile malgré ses multiples ressources forestières, en bauxite et en phosphate qui restent inexploitées. Les trafics de bois et de drogue règnent en maîtres dans ce pays où l’instabilité et la pauvreté ont fini d’installer les narcotrafiquants
Le pays est rongé par une forte corruption en étant classé 172e sur 180 pays selon l’indice de perception de la corruption de l’ONG Transparency International publié en 2018. Au total 70% de la population vit sous le seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars par jour. L’analphabétisme touche au moins 50% des adultes.
Selon le classement 2018 du PNUD, la Guinée-Bissau est 177eme sur 189 pays dans l’indice de développement.
Plus de 750.000 électeurs sont attendus dans les urnes ce dimanche pour un scrutin présidentiel décisif quant à la fin de la crise politico-institutionnelle. Les électeurs sont répartis dans huit régions et le secteur autonome de Bissau.
Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu seize tentatives de coups d’Etat, quatre putschs dont le dernier en 2012, en plus d’une longue série de remaniements gouvernementaux débouchant sur une instabilité politique même si c’est pour la première fois qu’un président termine son mandat en Guinée-Bissau.
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Le président Vaz est par la suite exclu du PAIGC qui a investi pour cette élection son ancien Premier ministre Domingos Simoes Pereira, l’une des figures du landerneau politique local et favori du scrutin de dimanche. Pour se faire réélire, José Mario Vaz y est allé en indépendant faisant valoir son bilan.
Umaro Sissokko Embalo, autre ancien Premier ministre, victime de la longue valse de gouvernements, est un autre candidat à la tête du Madem G-15, né de la dissidence de plusieurs responsables du PAIGC. Il était classé deuxième lors des dernières élections législatives du 10 mars dernier.
La Guinée-Bissau est un petit pays de l’Afrique de l’Ouest très fragile malgré ses multiples ressources forestières, en bauxite et en phosphate qui restent inexploitées. Les trafics de bois et de drogue règnent en maîtres dans ce pays où l’instabilité et la pauvreté ont fini d’installer les narcotrafiquants
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