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Polémique au Kenya sur le sort de l'opposant Miguna Miguna



C’est une affaire totalement rocambolesque qui se déroule au Kenya. L’opposant Miguna Miguna, proche de Raïla Odinga, est coincé à l’aéroport de Nairobi depuis 24h. L’avocat était partie prenante de la prestation de serment illégale de son chef fin janvier. Les autorités l’avaient alors arrêté et expulsé il y a six semaines vers le Canada, dont il a acquis la nationalité dans les années 1990, estimant qu’il avait acquis la citoyenneté kényane illégalement. Ce lundi, à la faveur du rapprochement pouvoir-opposition, il a tenté de rentrer ce qui a occasionné un véritable imbroglio.

L’affaire Miguna Miguna est un véritable feuilleton à rebondissement. A son arrivée à l’aéroport, les services d’immigration ont demandé à l’opposant de remplir une demande de visa. L’homme a refusé catégoriquement, martelant qu’il est Kényan même si son passeport lui a été confisqué lors de son expulsion du pays. Ses avocats ont également protesté, ajoutant que la justice avait justement déclaré illégale cette déportation.
 
Le service d’immigration a expliqué que Miguna Miguna avait insisté pour entrer sur le territoire avec sa carte d’identité kényane. Un document insuffisant selon les autorités, qui décrivent cette affaire comme un drame malheureux, tout en accusant l’opposant de faire une scène. Les autorités ont ensuite voulu embarquer l’opposant de force dans un avion en direction de Dubaï.
 
Des journalistes agressés
 
Des hommes en uniforme l’ont saisi dans le hall de l’aéroport, Miguna Miguna a résisté, déchiré sa veste. Contraint de monter à bord, l’opposant a violemment protesté, frappant sur la carlingue et criant qu’il ne quitterait pas le Kenya. Le pilote a finalement refusé qu’il reste dans l’avion.
 
L’affaire est peu reluisante pour le pouvoir. Certains journalistes couvrant l’événement ont été physiquement agressés par les forces de l’ordre. Denis Itumbi, directeur de la communication digitale à la présidence a écrit sur Facebook que les policiers avaient fait du bon travail et qu’il y avait des autorisations nécessaires pour filmer dans l’enceinte de l’aéroport. Des propos qui ont suscité un tollé sur internet.

Rfi.fr

Mardi 27 Mars 2018 - 18:13



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