Sur les quatre candidats dont le dossier a été rejeté, trois ont déjà annoncé qu'ils allaient contester la décision devant la justice. Valentin Kavakuré, du petit parti du FPN, a été le premier à l'annoncer. Jacques Bigirimana, du parti du FDL, l'a suivi.
Selon ce dernier, les raisons évoquées par la commission électorale pour l'invalidation de sa candida ne sont pas valables. « C'était des irrégularités en rapport avec des attestations de naissance qui ne correspondaient pas avec l'extrait du casier judiciaire. Mais nous réfutons énergiquement ce qu'ils ont cité comme irrégularités », explique Jacques Bigirimana, joint au téléphone par Lucie Mouillaud.
Le dossier d'Anicet Kiyonkuru, le candidat du CDP, a lui été considéré comme incomplet. Celui qui est revenu vivre au Burundi en décembre dernier pour représenter son parti à l'élection présidentielle, espère que la cour constitutionnelle annulera la décision de la commission électorale. « Ça fait deux mois, deux mois de travail assidu, ça devrait être encouragé plutôt que découragé. Ces petites erreurs qui sont mineures, ne devraient pas nous bloquer dans notre avancée politique. »
La candidature d'Agathon Rwasa, le leader de l'opposition, a elle bien été accepté. Il sera le principal concurrent du général Evariste Ndayichimiyé, le candidat de la majorité au pouvoir.
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