« Ici, Soriano, ça veut dire j’appelle la sécurité », plaisantait il y a quelques jours une haute personnalité de la transition. Six mois après son arrivée en Centrafrique à la tête de la force française Sangaris, le général Francisco Soriano repart donc à Libreville prendre le commandement des forces françaises au Gabon.
Arrivés au beau milieu de la bataille de Bangui entre anti-balakas et Seleka, les 2 000 militaires français avaient alors été accueillis en sauveurs. En six mois, le général Soriano aura déployé ses troupes en appui de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite de l'Union africaine, la Misca, un peu partout dans le pays et rouvert la route du Cameroun, principale voie d’approvisionnement.
Nouvelle étape avant la mise en place de la Minusca
Globalement, la force française aura probablement contribué à empêcher des massacres à grande échelle, voire un génocide. Pour autant, la situation reste explosive : les armes pullulent, le banditisme s’envole et les groupes armés sont toujours très puissants.
Après 200 jours de présence en Centrafrique, les soldats français suscitent aujourd’hui la déception, voire l’hostilité d’une grande partie de la population. L’opération, initialement de courte durée, s’installe sur du long terme. Le nouveau commandant de la force, le général Bellot des Minières devra notamment appuyer le déploiement progressif des casques bleus dans le pays à partir de septembre (Minusca).
Quant au retrait des soldats français, il n’interviendra qu’après, c'est-à-dire pas avant la fin de l’année 2014.
Source : Rfi.fr
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