A Bangui, capitale de la Centrafrique, Nicole vend du café sur le bord de la route. Il fait chaud et elle sue à grosses goutes. Cette coupure d'eau rend son quotidien vraiment difficile pour elle et ses trois enfants. « Cela fait deux jours que l'on n'a pas d'eau, raconte-t-elle. Je dois aller puiser l'eau au puits avec mon seau à cinq kilomètres. J'y vais à pied. Sinon je dois acheter l'eau. C'est 25 francs [3 centimes d'euros]. C'est cher. Je paye les factures d'eau mais cela ne coule pas au robinet ».
Difficile pour les particuliers mais aussi pour les petits commerçants. A la paillote de la Tourangelle, des seaux d'eau sont dans l'évier pour faire la vaisselle. « On est allés au quartier pour aller puiser l'eau, explique Judicaëlle, une serveuse. Pas l'eau du puit mais les pompages pour laver les verres et les assiettes. Parce que là, sans l'eau, on ne peut pas travailler. Donc c'est grave pour le moment. Il faut que la Sodeca [Société de distribution d'eau de Centrafrique] nous trouve une solution. On souffre partout, à la maison, au restaurant. Partout, on souffre vraiment ».
Réseau d'alimentation limité et vétuste
L'alimentation en eau de la capitale pose question. Un réseau vétuste et une seule source de pompage alimentent l'ensemble de la capitale. Ce système fragile menace sans cesse le quotidien des Banguissois.
Si les coupures d'eau ne sont pas rares dans la capitale, il n'est pas courant de voir l'intégralité du réseau à sec. La cause ? La conduite principale qui relie la station de pompage à la station de traitement de l'eau a cassé à deux endroits privant l'ensemble de la capitale d'eau au robinet.
Le réseau d'eau potable déjà limité à certains quartiers de la capitale a donc été totalement paralysé. Il a donc fallu aller à la rivière, aux puits ou aux pompes à eau qui sont en nombre limité dans les quartiers pour se réapprovisionner.
Difficile pour les particuliers mais aussi pour les petits commerçants. A la paillote de la Tourangelle, des seaux d'eau sont dans l'évier pour faire la vaisselle. « On est allés au quartier pour aller puiser l'eau, explique Judicaëlle, une serveuse. Pas l'eau du puit mais les pompages pour laver les verres et les assiettes. Parce que là, sans l'eau, on ne peut pas travailler. Donc c'est grave pour le moment. Il faut que la Sodeca [Société de distribution d'eau de Centrafrique] nous trouve une solution. On souffre partout, à la maison, au restaurant. Partout, on souffre vraiment ».
Réseau d'alimentation limité et vétuste
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