Nicole et d’autres femmes font la lessive dans l’Ouham. L’eau est marron, de nombreuses particules flottent dans la rivière. Cette maman n’est pas rassurée : « Je suis vraiment très inquiète parce qu’avant l’eau était très claire, ici, tu pouvais voir le fond de la rivière. Mais maintenant, vraiment, ça ne va pas. On s’inquiète beaucoup d’avoir des maladies de peau ou des maladies dans notre corps, on ne sait pas. Mais comme c’est déjà la saison sèche, il n’y a pas beaucoup d’eau en ville, donc on n’a pas le choix que de venir ici. Ce qui est plus inquiétant encore, c’est que l’on doit utiliser cette eau pour le ménage à la maison. On s’inquiète de possibles problèmes de santé. »
Les femmes se plaignent de démangeaisons et de l’apparition de boutons. Elles décrivent aussi la fuite des hippopotames de cette zone et la rareté du poisson sans doute asphyxié dans l’eau troublée.
Sur les étals du marché, le poisson se fait rare. Julienne est la présidente de l’Association des femmes vendeuses de poisson : « Les Chinois ont détruit la qualité de l’eau, c’est difficile de trouver du poisson aujourd’hui. Normalement, à cette période de l’année, le poisson est en quantité abondante, mais avec la mauvaise qualité de l’eau le poisson est devenu rare. Regardez, je n’ai même pas trouvé de marchandises encore pour aujourd’hui. Avant, on faisait des bénéfices de plus de 2 500 - 3 000 francs par jour, mais en ce moment c’est vraiment difficile c’est 100 francs, 500 francs que l’on peut gagner, parce qu’il n’y a pas de poisson. »
Cette situation incommode les habitants de cette ville d’environ 57 000 habitants. La quinzaine de forages ne suffit pas pour ravitailler tout le monde. Face à cela, le maire de la ville a alerté Bangui, Pierre Denamguere : « On a alerté le gouvernement, les députés sont venus ici et se plaignaient. Et le gouvernement a pris une décision de ne pas recommencer à exploiter, mais jusqu’à présent les Chinois continuent à exploiter. Et ça ne va pas. L’eau est vraiment... C’est de la bouillie. On ne peut pas utiliser l’eau, même pour se laver. »
Le maire a appelé les populations à ne pas utiliser l’eau de la rivière. Un rapport concernant la zone de Bozoum en juillet dernier alertait déjà sur la pollution de ce cours d’eau. Le ministre des Mines assure qu’une nouvelle mission d’évaluation est actuellement en cours.
Les femmes se plaignent de démangeaisons et de l’apparition de boutons. Elles décrivent aussi la fuite des hippopotames de cette zone et la rareté du poisson sans doute asphyxié dans l’eau troublée.
Sur les étals du marché, le poisson se fait rare. Julienne est la présidente de l’Association des femmes vendeuses de poisson : « Les Chinois ont détruit la qualité de l’eau, c’est difficile de trouver du poisson aujourd’hui. Normalement, à cette période de l’année, le poisson est en quantité abondante, mais avec la mauvaise qualité de l’eau le poisson est devenu rare. Regardez, je n’ai même pas trouvé de marchandises encore pour aujourd’hui. Avant, on faisait des bénéfices de plus de 2 500 - 3 000 francs par jour, mais en ce moment c’est vraiment difficile c’est 100 francs, 500 francs que l’on peut gagner, parce qu’il n’y a pas de poisson. »
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