Luc Malembé a été arrêté jeudi dernier, après avoir été convoqué par les services de renseignement. Transféré devant le Parquet vendredi, il est accusé d'outrage au chef de l'État et aux arrêts à la prison centrale de Bunia.
Pour son avocat, Maître Rodrigue Kubuya, les faits reprochés à Luc Malembé ne sont pas assez solides pour justifier cette détention provisoire.
« En date du 24 janvier 2020, à l’occasion d’une année au pouvoir du président actuel, les journalistes lui ont tendu le micro pour lui demander son point de vue en tant que coordonnateur du mouvement Lamuka. Il a essayé de montrer que c’était une année ratée et que [du fait de ] l’alternance on attendait du changement du mode de vie des Congolais…
Et c’est [sur la base] de ces déclarations que le ministère public a estimé qu’il a outragé ou qu’il a offensé le chef de l’Etat. On a essayé de démontrer qu’il manquait des indices sérieux de culpabilité. Nulle part, il n’a cité le nom du chef de l’Etat, il n’a pas cité sa personne, et je me demande sur la base de quoi ils l’ont incriminé.
Il parlait du régime et il ne parlait pas du président, il n’avait pas cité le nom du président ».
Pour son avocat, Maître Rodrigue Kubuya, les faits reprochés à Luc Malembé ne sont pas assez solides pour justifier cette détention provisoire.
« En date du 24 janvier 2020, à l’occasion d’une année au pouvoir du président actuel, les journalistes lui ont tendu le micro pour lui demander son point de vue en tant que coordonnateur du mouvement Lamuka. Il a essayé de montrer que c’était une année ratée et que [du fait de ] l’alternance on attendait du changement du mode de vie des Congolais…
Et c’est [sur la base] de ces déclarations que le ministère public a estimé qu’il a outragé ou qu’il a offensé le chef de l’Etat. On a essayé de démontrer qu’il manquait des indices sérieux de culpabilité. Nulle part, il n’a cité le nom du chef de l’Etat, il n’a pas cité sa personne, et je me demande sur la base de quoi ils l’ont incriminé.
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