La crainte de la nuit, la peur des pillages, l’incertitude et la multiplication des armes abandonnées en ville : tels sont les principaux motifs d'inquiétude de cette habitante de Goma. « On dit qu’il y a beaucoup de voleurs à main armée en raison du grand nombre d'armes qui ont été laissées par des mercenaires ici et là. Chaque nuit, il y a des coups de feu. On parle aussi d'embuscades. C'est un peu flou... On ne sait pas trop ce qu’il se passe à Goma actuellement », affirme-t-elle ainsi.
De son côté, le M23 indique, lui, que toutes les interdictions ont été levées, notamment celles de rouler la nuit à moto. Le groupe armé a également mis en place une force d’intervention, explique pour sa part ce commerçant : « Le grand problème à Goma, c'est l'insécurité. Les pillages et les incursions dans les maisons, la nuit, ont commencé. Le M23 a distribué aux gens son numéro d'intervention. C’est quelque chose de nouveau et ça rassure un tout petit peu », confie-t-il.
« Nous souffrons vraiment beaucoup, rien ne va ici. »
Mais pour d’autres habitants du chef lieu du Nord-Kivu, la présence des hommes du M23 n’apporte que des problèmes, accentués par la crise économique et alimentaire. « Les mauvais coups, c’est toujours la nuit que cela se passe. Des personnes sont tuées dans leur maison. On essaie de voir un peu comment on peut s'adapter mais, malheureusement, nous souffrons vraiment beaucoup, rien ne va ici », raconte l'un d'eux.
Isolée, la population de Goma, qui vit dans l’attente de la réouverture de l’aéroport international, espère aussi celle des banques car le manque d’argent accentue le sentiment général d’insécurité en ville.
De son côté, le M23 indique, lui, que toutes les interdictions ont été levées, notamment celles de rouler la nuit à moto. Le groupe armé a également mis en place une force d’intervention, explique pour sa part ce commerçant : « Le grand problème à Goma, c'est l'insécurité. Les pillages et les incursions dans les maisons, la nuit, ont commencé. Le M23 a distribué aux gens son numéro d'intervention. C’est quelque chose de nouveau et ça rassure un tout petit peu », confie-t-il.
« Nous souffrons vraiment beaucoup, rien ne va ici. »
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