Les Nations unies ont mis en garde Kinshasa contre d'éventuelles violations des droits de l'homme lors des mobilisations à l'appel de l'opposition contre le calendrier électoral qui prolonge de fait le mandat du président Joseph Kabila jusqu'à janvier 2019.
De son côté, l'opposition révèle les intimidations du pouvoir de Kinshasa. Antoine Gabriel Kyungu wa Kamwanza, leader de la principale plateforme de l'opposition congolaise dans l'ex-Katanga, a déjà fait savoir qu'il était la cible du pouvoir Kabila.
« Conformément à son mandat, la Monusco se réserve le droit d'observer les événements et de rapporter d'éventuelles violations des droits de l'homme », a déclaré le patron de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco), Maman Sidikou, dans un communiqué.
La police prête à répondre "sans pitié"
« La Mission exhorte ainsi les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales telles que stipulées dans la Constitution congolaise, dont la liberté de réunion et de manifestation », ajoute le communiqué.
En guise de réponse, le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise pour la ville de Kinshasa, le général Sylvano Kasongo, a déclaré : "Le Congo ne dépend de la Monusco. La RDC est un pays souverain La Police dépend des autorités politico-administratives et non de la Monusco. Nous, nous respectons les ordres du gouverneur. Le gouverneur nous a donné l'ordre de disperser toute les manifestations de demain Tout attroupement de plus de 5 personnes sera dispersé et on le fera sans pitié".
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