Malgré une production abondante et diversifiée, la bande dessinée congolaise n’arrive pas encore à développer véritablement son industrie et son marché. Bien plus, elle est inaccessible au plus grand monde. Un problème que souligne l’artiste Kash Thembo, dont la dernière bande dessinée n’est pas à la portée de tous.
« Nous qui sommes arrivés à éditer des albums, ce ne sont que des maisons d’édition étrangères qui le font et c’est un vrai problème. Ma dernière bande dessinée qui s‘appelle Mbote Kinshasa est vendue à 25 dollars. Ce qui est inaccessible au commun des Congolais. »
Et Kash veut que cela change. « J’aimerais que mes bandes dessinées, pour la plus chère, soient vendues à 5 dollars. J’aimerais pouvoir trouver des partenaires localement pour qu’ils prennent une partie et que je puisse la vendre 1 dollar ou 2 dollars tout au plus. »
Et pour y arriver, Barly Baruti, un autre célèbre bédéiste congolais, observe avec intérêt le dynamisme de la jeune génération qui imprime à moindre coût en Chine et qui distribue surtout auprès des élèves.
« Ce marché est en pleine évolution. Les jeunes attendent plus qu’il y ait des éditeurs, ils commencent à s’éditer eux-mêmes. Ils ont tellement de choses à donner, de choses à dire. Eh bien ils les font. C’est vraiment bien parti. »
Cette question et beaucoup d’autres vont être débattues au cours de ce Salon africain de la bande dessinée qui compte pour cette édition également sur les leçons apprises dans d’autres pays africains.
« Nous qui sommes arrivés à éditer des albums, ce ne sont que des maisons d’édition étrangères qui le font et c’est un vrai problème. Ma dernière bande dessinée qui s‘appelle Mbote Kinshasa est vendue à 25 dollars. Ce qui est inaccessible au commun des Congolais. »
Et Kash veut que cela change. « J’aimerais que mes bandes dessinées, pour la plus chère, soient vendues à 5 dollars. J’aimerais pouvoir trouver des partenaires localement pour qu’ils prennent une partie et que je puisse la vendre 1 dollar ou 2 dollars tout au plus. »
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