L'ex-secrétaire d'Etat Rama Yade comparaît ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour faux, usage de faux et inscription indue sur une liste électorale à Colombes (Hauts-de-Seine), où elle est élue d'opposition, dans un procès qualifié de «manipulation» par son avocat. La vice-présidente, 36 ans, de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) de Jean-Louis Borloo, risque jusqu'à un an d'emprisonnement pour le volet «faux» et jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende pour l'infraction au code électoral ainsi qu'une peine d'inéligibilité.
La justice la soupçonne d'avoir triché à deux reprises sur sa domiciliation pour pouvoir être inscrite sur la liste électorale de Colombes. D'abord en décembre 2009 lorsqu'elle a fourni l'adresse d'un local commercial, sa permanence située non loin de la mairie.
«Aucune volonté de fraude», selon son avocat
Puis deux ans plus tard quand, après avoir été radiée d'office de cette liste, elle a tenté de se faire réinscrire en déclarant habiter dans un appartement de la ville. A l'époque, l'élue municipale et régionale, candidate aux élections législatives, avait nié sa radiation et invoqué un «simple changement de bureau de vote consécutif à un changement d'adresse».
Mais en janvier, la commission de révision des listes électorales avait refusé sa réinscription. L'ex-secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme (2007-2009) puis aux Sports (2009-2010) avait alors saisi le tribunal d'instance qui, à son tour, lui opposait un refus, constatant que l'appartement était vide. Il était en fait en travaux en raison d'un dégât des eaux, avait expliqué à l'époque Rama Yade. «Il n'y avait aucune volonté de fraude», assure son avocat, Me Antonin Lévy.
Selon lui, les poursuites «ne tiennent pas». Il s'agit tout bonnement d'une «manière d'instrumentaliser la justice pour tenter d'évincer un concurrent», et ainsi «essayer de rendre inéligible (sa) cliente afin de l'empêcher de se présenter aux élections municipales en 2014». L'enquête préliminaire, qui a débouché sur ce procès, avait été ouverte à la suite d'un signalement du maire (PS) de Colombes Philippe Sarre, adversaire de l'ex-secrétaire d'Etat, qui n'a toutefois pas souhaité se constituer partie civile.
La justice la soupçonne d'avoir triché à deux reprises sur sa domiciliation pour pouvoir être inscrite sur la liste électorale de Colombes. D'abord en décembre 2009 lorsqu'elle a fourni l'adresse d'un local commercial, sa permanence située non loin de la mairie.
«Aucune volonté de fraude», selon son avocat
Puis deux ans plus tard quand, après avoir été radiée d'office de cette liste, elle a tenté de se faire réinscrire en déclarant habiter dans un appartement de la ville. A l'époque, l'élue municipale et régionale, candidate aux élections législatives, avait nié sa radiation et invoqué un «simple changement de bureau de vote consécutif à un changement d'adresse».
Mais en janvier, la commission de révision des listes électorales avait refusé sa réinscription. L'ex-secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme (2007-2009) puis aux Sports (2009-2010) avait alors saisi le tribunal d'instance qui, à son tour, lui opposait un refus, constatant que l'appartement était vide. Il était en fait en travaux en raison d'un dégât des eaux, avait expliqué à l'époque Rama Yade. «Il n'y avait aucune volonté de fraude», assure son avocat, Me Antonin Lévy.
Selon lui, les poursuites «ne tiennent pas». Il s'agit tout bonnement d'une «manière d'instrumentaliser la justice pour tenter d'évincer un concurrent», et ainsi «essayer de rendre inéligible (sa) cliente afin de l'empêcher de se présenter aux élections municipales en 2014». L'enquête préliminaire, qui a débouché sur ce procès, avait été ouverte à la suite d'un signalement du maire (PS) de Colombes Philippe Sarre, adversaire de l'ex-secrétaire d'Etat, qui n'a toutefois pas souhaité se constituer partie civile.
Autres articles
-
Le pape Léon XIV encourage l'Église de France à «poursuivre» son action face au «fléau» des violences sexuelles
-
France : Emmanuel Macron n’exclut pas un retour à l’Élysée après 2027
-
Trump déroule le tapis rouge à Xi Jinping, sur fond de guerre commerciale en pause et de la question taïwanaise
-
Législatives au Maroc: le PAM donné en tête, le taux de participation au plus bas depuis près de vingt ans
-
Un étrange véhicule repéré dans le cortège de Trump en Chine : les menaces d'espionnage au plus haut




Le pape Léon XIV encourage l'Église de France à «poursuivre» son action face au «fléau» des violences sexuelles


