Alors que le retour au Sénégal de l’ancien président Macky Sall se précise, son parti, l’Alliance pour la République (APR), a décidé d’ouvrir les hostilités politiques. Lors d’une conférence de presse offensive tenue au siège du parti, le porte-parole Khafore Touré a profité de l'occasion pour lancer un défi direct au pouvoir en place sur la question brûlante du passif humanitaire et politique.
Répondant aux vives critiques des opposants et des activistes qui rappellent le dossier des victimes des manifestations sous l'ancien régime pour contester ce retour, Khafore Touré a choisi la contre-attaque. Il a sommé les nouvelles autorités d’aller « jusqu’au bout de leur logique » si elles souhaitent réellement faire la lumière sur ces événements : « Qu’ils abrogent purement et simplement la loi d’amnistie. Les Sénégalais pourront alors juger de la sincérité de leur démarche », a-t-il lancé avec virulence.
La candidature à l’ONU comme bouclier et argument de prestige
Pour l'APR, ce retour s'inscrit d'abord dans une stratégie de stature internationale. Le parti tente d'imposer un consensus national autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies, un projet présenté comme dépassant « les considérations partisanes ». Khafore Touré a dépeint ce retour comme « un moment important et inédit de l’histoire », affirmant qu’après avoir mené des démarches diplomatiques intenses à l'étranger, l'ancien chef de l'État « compte d’abord sur le soutien de sa propre nation ».
Tout en saluant la décision du président Bassirou Diomaye Faye de recevoir son prédécesseur — un geste qualifié d'acte de « responsabilité institutionnelle » —, le porte-parole a vertement fustigé les contempteurs de l'ancien président. Il les a accusés d’alimenter des « polémiques stériles », de propager « des mensonges et des manipulations » et de chercher à « torpiller la marche du pays ». Pour l'APR, faire obstacle à cette ambition onusienne équivaut à un manque de patriotisme, car selon eux, « c’est le drapeau national du Sénégal qui est en compétition ».
Répondant aux vives critiques des opposants et des activistes qui rappellent le dossier des victimes des manifestations sous l'ancien régime pour contester ce retour, Khafore Touré a choisi la contre-attaque. Il a sommé les nouvelles autorités d’aller « jusqu’au bout de leur logique » si elles souhaitent réellement faire la lumière sur ces événements : « Qu’ils abrogent purement et simplement la loi d’amnistie. Les Sénégalais pourront alors juger de la sincérité de leur démarche », a-t-il lancé avec virulence.
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Pour l'APR, ce retour s'inscrit d'abord dans une stratégie de stature internationale. Le parti tente d'imposer un consensus national autour de la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies, un projet présenté comme dépassant « les considérations partisanes ». Khafore Touré a dépeint ce retour comme « un moment important et inédit de l’histoire », affirmant qu’après avoir mené des démarches diplomatiques intenses à l'étranger, l'ancien chef de l'État « compte d’abord sur le soutien de sa propre nation ».
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