(Revue de presse du vendredi 13 octobre 2017) La vie de misère de centaines de Sénégalais dans le désert nigérien…



(Revue de presse du vendredi 13 octobre 2017) La vie de misère de centaines de Sénégalais dans le désert nigérien…
La sortie du chef de l’Etat sur le cas de l’école Yavuz Selim occupe la UNE de plusieurs journaux. VOX POPULI rapporte que Macky Sall explique que l’Etat du Sénégal a décidé de la fermeture des écoles Yavuz Selim à la demande du gouvernement turc. Dans l’AS, le chef de l’Etat a reconnu que la décision de fermeture  est due à la pression d’Ankara après le coup d’Etat en Turquie. Il précise tout de même que « l’Etat avait demandé aux parents d’élèves de prendre leurs dispositions dans la mesure où cette association ne pourrait plus continuer à exercer ». Dans ENQUETE, le chef de l’Etat déclare que « j’ai donné instruction d’étudier la question de tous ces élèves qui étaient pris en charge par Yavuz Selim et qui sont issus de milieux modestes ». Mais le QUOTIDIEN parle de « sall aveux » et écrit que dans cette affaire « c’est l’Etat dans toute sa puissance illégitime qui spolie des privés et promeut des intérêts étrangers camouflés derrière une obscure fondation sans légitimité dans le secteur de l’éducation ».

L’autre débat c’est la polémique autour de la possibilité du chef de l’Etat actuel de briguer un troisième mandat. Dans SUDQUOTIDIEN, le ministre de la Justice est formel : la Constitution du Sénégal ne donne la possibilité au président Macky Sall de prétendre à un troisième mandat. C’est le contraire qui est soutenu par le Professeur Nzouankeu à la UNE de WALFQUOTIDIEN. Comme le Pr Babacar Guèye, il soutient que le chef de l’Etat peut se présenter en 2024 car nulle part dans l’actuelle constitution, il n’est écrit que le mandat de 7 ans est ou n’est pas compris dans le décompte des deux mandats consécutifs du nouvel article 27 qui dit que « la durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats ». Selon le Pr Nzouankeu, habituellement ces questions sont traitées dans les dispositions transitoires qui ont été supprimées dans la Constitution révisée.

Dans le domaine aéroportuaire, LIBERATION informe que le chef de l’Etat a pris un décret créant Assistance Aide Services ou 2 AS qui sera chargée de toute l’activité de handling au niveau de l’AIBD. Conséquence directe selon le journal : Ahs qui a été nationalisé n’existera plus puisque l’actionnariat a été réparti entre AIBD Sa (17%), Shs (33%), Air Sénégal Sa (17%) et 33% pour les gestionnaires turcs.

A la UNE de DIRECT INFO on souligne que la Société africaine de raffinage (Sar) constitue un véritable fardeau pour l’Etat du Sénégal. Selon le journal il y a paradoxe car avec 400 milliards de chiffre d’affaires, la société se retrouve juste avec 7 millions de bénéfice. Dans la même veine, DAKARTIMES informe que « la situation du Port Autonome de Dakar est extrêmement critique aujourd’hui. Il est urgent d’agir pour situer les responsabilités de l’équipe sortante dans cette affaire ». Selon le journal, Cheikh Kanté avait fini de faire du PAD un patrimoine privé.

Dans le cadre de la traque des biens mal acquis, LES ECHOS informe que la Commission d’instruction a bouclé le dossier Abdoulaye Baldé et va le transmettre au Parquet spécial la semaine prochaine. Selon le journal Abdoulaye Baldé qui est reproché dans une affaire de 5 milliards devra bientôt être fixé sur son sort tout comme sa femme Aminata Gassama et son cousin Gana Ngom.
Un chiffre dans l’AS, le Sénégal compte 10.047 prisonniers. Le ministre de la justice l’a avancé hier lors de sa visite au camp pénal, à la maison d’arrêt et de correction de Sébikotane et à la prison de Rebeuss.

Santé à la UNE du TEMOIN qui informe qu’au moment où le paludisme s’éloigne petit à petit en cette fin de saison pluvieuse, la grippe surgit et fait rage. A Dakar comme partout au Sénégal, le journal constate que les gens sont terrassés par une terrible grippe saisonnière.

L’OBS continue son périple dans « la vie de misère de centaines de Sénégalais dans le désert nigérien ». Rencontrés au centre de transit de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) à Agadez par l’envoyé spécial du journal, certains sénégalais candidats malheureux à la migration clandestine sont prêts à retourner au pays là où d’autres sont prêts à mourir en tentant la traversée du désert. Deux témoignages parmi d’autres, « mon ami est mort dans le désert nous l’y avons laissé sans l’enterrer » (Lamine Diop), « je suis déjà mort, les souffrances du désert me sont plus supportables que de voir ma mère dans la misère » (Seydi Fall, un nom d’emprunt)
 


Vendredi 13 Octobre 2017 - 11:56



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