Deux anciens proches du président rwandais Paul Kagamé, accusés d'avoir lancé une nouvelle rébellion dans l'est de la République démocratique du Congo, ont catégoriquement rejeté ces allégations.
Le général Kayumba Nyamwasa et le colonel Patrick Karegeya, tous deux réfugiés en Afrique du Sud, parlent de pure manipulation de Kigali et appellent la RDC à la vigilance.
Mots-clésRwanda Samedi, l'armée rwandaise avait déclaré que son ancien chef d'état-major, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, et l'ancien patron des renseignements extérieurs, le colonel Patrick Karegeya, ont créé un groupe armé basé en République démocratique du Congo.
Selon Kigali, cette nouvelle rébellion travaillerait de concert avec les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et poserait un problème de sécurité.
La version des autorités rwandaises laisse sous-entendre que ce nouveau mouvement a pour objectif de prendre le pouvoir au Rwanda par les armes.
En réaction à ces accusations, les deux officiers, condamnés par contumace à de lourdes peines de prison, ont dénoncé "des fabrications".
"Nous sommes tous membres du Congrès National du Rwanda (RNC), une organisation politique non-violente", affirment-ils.
Les ex-alliés de Kagamé, tombés en disgrace, sont devenus ses détracteurs les plus irréductibles.
Ils accusent le président rwandais de confiscation des libertés et d'avoir instauré un régime totalitaire.
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