À Madagascar, l’annonce du nouveau gouvernement est désormais fixée à lundi ou mardi prochain. Le président de la Refondation, Michaël Randrianirina, a justifié ce délai par la mise en place d’une procédure de sélection inédite : le recours au détecteur de mensonge. Un outil opéré pour valider l’intégrité des futurs ministres avant leur entretien final.
L’objectif affiché est de détecter les profils corrompus ou susceptibles de trahir « la lutte des jeunes », d’après les déclarations du colonel Michaël Randrianirina.
Un taux de probité de 60 % pour pouvoir être ministrable
Le seuil d’exigence est fixé à 60 % de probité : un candidat échouant à ce test est immédiatement écarté. Seuls les rescapés du détecteur de mensonge accèdent à l’entretien final avec le président et le Premier ministre.
Cette approche est jugée « fantasque » par plusieurs membres de la Gen Z contactés. Ils dénoncent un risque de dérive : celui d'évaluer la loyauté au régime plutôt que l'intérêt de la population.
Manque de transparence
Ces jeunes observateurs pointent également le manque de transparence sur l'élaboration du questionnaire et rappellent que l’outil reste manipulé par des humains, avec leurs propres biais.
Une question émerge par ailleurs pour les jeunes : le colonel et son Premier ministre accepteront-ils, eux aussi, de se plier à l'exercice ?
Cette déclaration intervient au lendemain de la révélation par la Cour des comptes d’une gestion parallèle massive sous l’ancien régime. Selon la Cour, un compte occulte de 900 milliards d’ariary a été découvert et près de 180 millions d’euros ont été dépensés hors de tout contrôle parlementaire.
L’objectif affiché est de détecter les profils corrompus ou susceptibles de trahir « la lutte des jeunes », d’après les déclarations du colonel Michaël Randrianirina.
Un taux de probité de 60 % pour pouvoir être ministrable
Le seuil d’exigence est fixé à 60 % de probité : un candidat échouant à ce test est immédiatement écarté. Seuls les rescapés du détecteur de mensonge accèdent à l’entretien final avec le président et le Premier ministre.
Cette approche est jugée « fantasque » par plusieurs membres de la Gen Z contactés. Ils dénoncent un risque de dérive : celui d'évaluer la loyauté au régime plutôt que l'intérêt de la population.
Manque de transparence
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