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Rwanda : des proches de Victoire Ingabire arrêtés à l'ouverture du procès en appel de l’opposante

Au Rwanda, on a appris ce mardi 26 mars que des proches de l'opposante Victoire Ingabire ont été arrêtés alors que s'ouvrait hier, lundi, son procès en appel à Kigali. Victoire Ingabire avait été condamnée fin octobre à huit années de prison pour conspiration contre les autorités et déni de génocide, mais le Parquet a fait appel pour obtenir une condamnation plus lourde. Lundi matin, devant la Cour suprême, le secrétaire général de sa formation politique, les Forces démocratiques unifiées, a été arrêté puis aurait été battu en détention, c'est ce qu'affirme la direction des FDU. La police confirme plusieurs arrestations, mais nie avoir maltraité les détenus.



Victoire Ingabire (à droite) et son avocat britannique, Ian Edwards, à l'ouverture de son procès à Kigali, le 5 septembre 2011.
Victoire Ingabire (à droite) et son avocat britannique, Ian Edwards, à l'ouverture de son procès à Kigali, le 5 septembre 2011.
Au moins trois personnes ont été arrêtées aux abords de la Cour suprême de Kigali lundi matin, selon la direction des Forces démocratiques unifiées (FDU).
Le secrétaire général du parti aurait été tabassé en détention. « Sylvain Sibomana ne peut plus marcher, son visage est tuméfié, il a perdu une dent, et a passé la nuit de lundi à mardi à l'hôpital de la police », rapporte la trésorière du parti Alice Muhirwa, qui affirme lui avoir parlé brièvement hier lundi au poste de police de Kicukiro, où il est désormais détenu et interrogé.

Fabien Kwagirayezu, un autre membre des FDU, et Dominique Shyirambere, membre du parti ami PS-Imberakure, ont également été interpellés lundi selon l'opposition qui dénonce d'autres arrestations sans pouvoir donner de chiffres.

Le vice-président des Forces démocratiques unifiées exige la libération immédiate des détenus. Joint par RFI, Boniface Twagirimana a déploré que les opposants politiques soient traités comme des ennemis du Rwanda.

Le porte-parole de la police rwandaise a confirmé deux interpellations pour « manifestation illégale visant à perturber la sécurité du tribunal ». Théos Badege, en revanche, a démenti les allégations de violence envers les détenus.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Mercredi 27 Mars 2013 - 11:46


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