Les avocats de Paul Rusesabagina dénoncent l’absence d’accès à leur client depuis l’annonce de son arrestation, mais aussi la désignation d’un avocat rwandais qui « serait juste là pour travailler dans l’intérêt du gouvernement ». Ils exigent la libération de leur client, notamment en raison de la procédure engagée pour le ramener à Kigali.
Cela fait plus d’une semaine que sa détention a été rendue public. Opposant, il est accusé de terrorisme, d’assassinat et de kidnapping entre autres. Si le président Kagame a assuré dimanche que la procédure était régulière, sa famille assure qu’il a été kidnappé et dit craindre pour sa sécurité
Le jeudi 27 août 2020, Paul Rusesabagina atterrit à 19h10 à Dubai. Il appelle sa famille, mais ne les informe pas d’un nouveau déplacement. La même nuit, aux environs d’1h du matin, soit six heures après, un jet Bombardier Challenger 605 de la compagnie GainJet (une compagnie d’aviation de luxe basée à Athènes qui a un bureau au Rwanda) décolle de l’aéroport international Al Maktoum et atterrit vendredi au petit matin à Kigali. Cela corrobore les déclarations des Emirats arabes unis. Un officiel avait assuré à CNN que son pays n’avait joué aucun rôle dans cette arrestation et que l’ancien hôtelier avait passé à peine plus de 5h à Dubai.
La police rwandaise n’annonce détenir Paul Rusesabagina que le lundi suivant et dit avoir bénéficié d’une coopération internationale. Elle évoque même un mandat d’arrêt international, sans pour autant donner de détails sur les circonstances de l’arrestation.
Le président rwandais reste tout aussi vague, il assure toutefois qu’il ne s’agissait pas d’un kidnapping. « Il est venu ici sur la base de ce qu’il croyait, de ce qu’il voulait faire », a commenté Paul Kagame, assurant que Paul Rusesabagina le reconnaîtrait lui-même.
Pour la famille de l’opposant, il est impossible que l’ancien hôtelier ait accepté de se rendre à Kigali de son plein gré, alors qu’il se disait menacé depuis des années par le régime.
Au sein de l’opposition, on évoque les deux hypothèses, celle d’un kidnapping, en rappelant que Paul Rusesabagina n’est pas le premier rwandais à disparaître d’un pays et à réapparaitre devant une cour de justice au Rwanda.
Mais aussi, à la lumière des propos de Paul Kagame, on envisage celle d’un piège « On a dû lui faire croire qu’il y avait une opportunité. Tout le monde parlait de la mort de Kagame et de possibles discussions ouvertes en vue de sa succession », estime un opposant.
Cela fait plus d’une semaine que sa détention a été rendue public. Opposant, il est accusé de terrorisme, d’assassinat et de kidnapping entre autres. Si le président Kagame a assuré dimanche que la procédure était régulière, sa famille assure qu’il a été kidnappé et dit craindre pour sa sécurité
Le jeudi 27 août 2020, Paul Rusesabagina atterrit à 19h10 à Dubai. Il appelle sa famille, mais ne les informe pas d’un nouveau déplacement. La même nuit, aux environs d’1h du matin, soit six heures après, un jet Bombardier Challenger 605 de la compagnie GainJet (une compagnie d’aviation de luxe basée à Athènes qui a un bureau au Rwanda) décolle de l’aéroport international Al Maktoum et atterrit vendredi au petit matin à Kigali. Cela corrobore les déclarations des Emirats arabes unis. Un officiel avait assuré à CNN que son pays n’avait joué aucun rôle dans cette arrestation et que l’ancien hôtelier avait passé à peine plus de 5h à Dubai.
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