L'Association sénégalaise des professionnels de l’équipement médical (ASPEM) exige le règlement urgent d’une dette de 10 milliards de francs CFA contractée par les hôpitaux publics. L'organisation, qui regroupe une cinquantaine de membres, est montée au créneau, samedi à Dakar lors d'une conférence de presse pour interpeller l'État par la voix de son président, Harouna Keïta.
« La forte pression fiscale et douanière réduit la compétitivité des entreprises et limite les capacités d’investissement des professionnels de l’équipement médical », a regretté le président de l'ASPEM. Selon lui, malgré ce lourd passif financier, les fournisseurs continuent d’assurer la livraison, la réparation et la maintenance du matériel dans les établissements publics de santé. L'association souhaite désormais élaborer avec les autorités un plan d’apurement « transparent et réaliste » et réclame le respect strict des délais de paiement des commandes publiques.
Harouna Keïta plaide également pour une révision à la baisse des droits et des taxes applicables aux dispositifs et consommables médicaux. Selon le responsable sectoriel, cet allégement fiscal permettra de « réduire les coûts d’exploitation des équipements médicaux, stimuler les investissements des membres de l’ASPEM, leur permettre de créer davantage d’emplois et d’améliorer l’accès des populations aux soins de qualité ».
L'ASPEM demande enfin à être formellement impliquée dans les grands projets d'infrastructures de l’État, notamment le programme de construction des 35 futurs centres de santé. Pour l'organisation, ces chantiers représentent une « opportunité » majeure pour le transfert de technologies, le développement des compétences locales et l'atteinte de la souveraineté sanitaire.
« La forte pression fiscale et douanière réduit la compétitivité des entreprises et limite les capacités d’investissement des professionnels de l’équipement médical », a regretté le président de l'ASPEM. Selon lui, malgré ce lourd passif financier, les fournisseurs continuent d’assurer la livraison, la réparation et la maintenance du matériel dans les établissements publics de santé. L'association souhaite désormais élaborer avec les autorités un plan d’apurement « transparent et réaliste » et réclame le respect strict des délais de paiement des commandes publiques.
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