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Sénégal - opinion - République ou monarchie: Une si longue lettre à mon Président

GENEVE- Assiste –t- on à la fin de règne du Président Wade ? Au Sénégal, les résultats des dernières élections locales du 22 mars dernier, sont déclinés comme un désaveu au projet jamais démenti de Me Wade de préparer son fils Karim à lui succéder au pouvoir. En effet, les Sénégalais en votant massivement pour l’opposition ont semblé dire au Chef de l’Etat : « Nous vous avons élu mais pas votre fils». Le syndrome Togolais et Syrien est passé par là. Certes les raisons de la déroute du parti au pouvoir sont multiples : querelles intestines, manque de discipline, incompétence, arrogance et surtout l’hypocrisie. Peu sont, ceux qui sont avec Wade et qui osent lui dire qu’ils ne veulent pas de son fils.



Sénégal - opinion - République ou monarchie: Une si longue lettre à mon Président
L’entrée fracassante en politique de Karim Wade inscrit sur la liste des candidats à la Mairie de Dakar (la Capitale), qui loue des avions, organise des méga meetings dans une situation de crise économique et de débrouillardise sans précédent des Sénégalais, est considérée pour beaucoup comme le signe révélateur du projet du Père de mettre au pouvoir le fils. Jeune banquier à la City de Londres, Karim explique qu’il tire sa richesse des fameux bonus bancaires. Il ne parle pas bien le Wolof (langue parlée par la majorité du pays). Il parle peu à la presse contrairement à son père qui est un vrai monstre de la communication. Karim a voulu entrer en politique par le haut. Et c’est l’une de ses plus graves erreurs. Son père a attendu près de 26 ans. Il connaît les Sénégalais avec qui il a souffert des injustices imposées par le parti unique de Senghor et d’Abdou Diouf. Wade s’adresse aux Sénégalais dans leur langue. La langue française si noble soit elle, si officielle soit elle au Sénégal, n’est pas la langue de la politique. Certes avec Senghor, tout allait si bien et si vite.

Le Président Poète se faisait applaudir même s’il racontait des bêtises car dans sa majorité, la population qui sortait à peine de la colonisation avait gardé encore ce sentiment d’infériorité envers le Blanc. Et Senghor était réputé d’ailleurs de parler mieux le français que les Français. Léopold Sedar Senghor avait aussi marqué les esprits par ses discours saupoudrés d’un wolof magistral fait d’images et d’intelligence. Et le fils de Ndiogaye parlait bien son Serere. Quant à Abdou Diouf, il avait de la peine avec son wolof, en tout cas en public mais il se débrouillait. Diouf a par ailleurs monté palier par palier les marches jusqu’à la magistrature suprême (Préfet, gouverneur, premier ministre et Président). Ni Senghor ni Diouf n’avaient non plus mis leurs enfants au devant de la scène politique. Mais reconnaissons à Wade sa volonté de promouvoir les jeunes. Partout où il a été jusqu’ici à Genève, il a demandé à la Diaspora de rentrer pour construire le pays. Et certains lui ont fait confiance et sont partis travailler avec lui à la Présidence ou au sein des ministères.

Aujourd’hui, les expériences des uns et des autres sont diversement appréciées. Il est clair que Les Sénégalais n’ont aucune rancune pour Karim Wade comme il est évident qu’ils ne veulent pas que leur pays soit transformé en entreprise familiale. L’histoire politique récente de la jeune Nation sénégalaise, témoigne que les Sénégalais sont attachés à la République. Ils peuvent être très bizarres nos concitoyens mais il ne faut jamais se fier à leur relative docilité et à leur silence ou à leur appétit pour l’argent. En principe, le Sénégalais est un être fier et digne. On peut le convaincre sans le contraindre.

S’il est convaincu par principe, il n’attendra de vous que de la loyauté réciproque. Souvent quand le Sénégalais donne sa parole c’est pour toujours. Et s’il y renonce, c’est parce que l’autre a dénoncé le contrat qui les liait. Le Sénégalais, peut être très bavard. Il peut se montrer très savant mais il connaît aussi ses limites même s’il ne l’avoue pas de suite. Mais aussi et aujourd’hui, le Sénégalais est un homme comme tous les autres. Totalement enraciné dans ses valeurs culturelles, il se définit comme étant entièrement ouvert aux souffles du monde. Il peut se taire quand il n’est pas d’accord car il ne veut pas frustrer. Pourtant il ne faut jamais le pousser à bout. Debout comme un Lion, il rugira fort ! Il est conscient qu’il doit se protéger pour sa survie et pourtant, il est généreux et sait partager le peu qu’il a. Un homme du monde curieux, le Sénégalais sait se comparer aux autres, même si au fond de lui, il se dit qu’il est le meilleur. Car il sait prendre de l’autre ce qu’il a de meilleur. Homme de synthèse, le Sénégalais est aussi un Homme du refus, de la conciliation, du dépassement.

Aujourd’hui ce que le peuple sénégalais attend de Me Wade, c’est qu’il gouverne ce pays. Il a encore au moins trois ans devant lui. Abdoulaye Wade a symbolisé en lui toute la complexité de l’homo senegalensis. Elu de manière éclatante, un certain 19 mars 2000, sa victoire avait fait danser le pays. Partout où il s’est rendu à l’étranger Me Wade, était accueilli comme un vrai humaniste, un homme de courage, d’intelligence mais surtout comme un Chef d’Etat élu parce que aimé par son peuple.
Il serait malhonnête de dire qu’il n’a rien fait. Mais il serait injuste de dire qu’il a accompli tout le travail que son peuple attendait de lui. Des conseillers foncièrement incompétents, un entourage jaloux et manipulateur ont fait dévier Gorgui « Le Vieux » de sa belle trajectoire. Vous avez encore trois ans pour réorganiser ce pays, Me Wade et lui redonner confiance.

Il faudra organiser de vraies élections pour passer le Flambeau de manière éclatante à votre successeur que nous Sénégalais, élirons dans le secret de notre isoloir. Ce ne sont pas les noms de vos conseillers, dont beaucoup vous accompagnent sans savoir vraiment quoi faire. Ignorants le sens de servir l’Etat, ils se pavanent comme des paons perdus. Ils pensent que les autres leur doivent une allégeance. Alors que vous vous débattez pour apportez des résultats, ils se perdent dan la nature pour leur conquête. Je voulais vous dire que ce ne sont pas les noms de ces inconnus que nos compatriotes retiendront. Je sais que les gens auront en souvenir votre nom et je sais que vous ne voulez pas que Me Abdoulaye Wade soit lié aux pages les plus sombres de notre Histoire.

Reprenez langue avec l’opposition (ceux qui ont été les Frères lors de la grande marche ayant abouti à la victoire finale de notre peuple mais aussi les camarades fidèles de Tanor). Réorientez vos programmes en les axant sur les besoins urgents et lointains du pays, faites du mérite et de la loyauté l’aune de tout choix. Dissolvez le Sénat, réduisez la taille du Gouvernement, réduisez le train de vie de l’Etat, libérez le jeune journaliste El Malick Seck, reconsidérez la presse du pays (Beaucoup de nos journalistes sont des patriotes compétents et dignes). Revoyez comment la Diaspora peut aider notre pays sans nécessairement lui demander de faire de la politique.

M le Président de la République et cher Compatriote, l’heure est donc venue que le Abdoulaye Wade des Sénégalais revienne aux Sénégalais pour marcher en toute assurance avec eux. Le temps d’une histoire, pour l’éternité ! Me Wade, votre nom doit rester écrit dans notre Histoire en Lettres d’Or. Refusez alors les chants des laudateurs saisonniers et écoutez plus souvent votre peuple. Ce peuple vaillant et alerte, le seul détenteur du pouvoir !
Gorgui Wade NDOYE, directeur du magazine
panafricain en ligne www.ContinentPremier.Com

Gorgui Wade NDOYE

Jeudi 26 Mars 2009 - 15:17


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1.Posté par gorgui le 26/03/2009 17:39
gorgui
le premier larbin et griot de profession qui a vendu sa dignite et qui a fait croire a wade qu'il est le meilleur, c'est ton ami Iba der....et puis wade ne peut plus se rattraper, il faut avoir le courage de lui dire de partir, ses conseillers que vous accusez sont a l,image de leur chef.

2.Posté par jlstdb le 26/03/2009 17:50
Mais c'est qui ce fayot ? Gorgui Wade NDOYE, il veut une place de ministre auprès de son WADE l'escroc ????
Arrête de raconter des conneries, Wade non seulement doit quitter la scène politique mais en plus il devrait être jugé pour avoir tant saigné son pays.
"Debout comme un Lion, il rugira fort ".... quel lyrisme, promène toi dans la sous région et tu verras ce qu'on en dit du sénégalais. vantard, voleur, menteur.... c'est malheureusement la répotation que nous avons. La faute à qui ???? à des Wade qui se foutent de la gueule du monde, qui se prennent pour les meilleurs alors qu'ils ne sont QUE des mlendiants. Honte à nous et a des gens comme toi qui racontent des conneries, honte à nos politiques qui transhument et que tu incites à le faire à nouveau!!!!
Dans un pays comme le Sénégal ce qu'il faut ce sont des hommes politiques au SERVICE de leur pays, pas des bouffeurs. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'entretenir des escrocs, des incapables. Pareil quant au descriptif du fils du vieux, il a jamais été banquier, il a été fils de son père et c'est ainsi qu'il a eu des sous, il a volé l'argent et la logistique du pays pour arriver dans le mur.... comme c'était prévisible.
Marre, y en a marre de voir les gens se faire imposer des conneries pareilles. L'époque Wade doit être effacée de notre mémoire et de la mémoire de ce pays.... me reviennent encore les élucubrations de ce gorgy.... 7 TGV, un tunnel sous la Gambie, les pluies dans le Fouta... et j'en oublie beaucoup.
Nos enfants auraient été satisfaits de centres de santé partout dans nos campagnes, d'écoles, de routes dignes de ce nom... de flics non véreux et qui cessent de nous saigner... on s'en fout d'un avion pour le vieux... pour aller où.... il est considéré comme un vieux débile, il va chercher des médailles en chocolat et sde prend pour un cador... qui prend Wade au sérieux sur cette planète ? Qui a part toi semble-t-il, Wade NDOYE ?

3.Posté par Samba le 27/03/2009 09:14
Ce texte est fort bien écrit et dénote de l'intelligence de son auteur qui est un vrai patriote Sénégalais. C'est quelqu'un qui nous rappelle que le Sénégalais n'est pas cet égoïste qui ne pense qu'à lui, ni ce boutteur de feu qui veut tout incendier sur son passage. Merci M. NDOYE pour votre générosité. Il faut savoir dire les choses avec élégance, courage, et sincérité. Et vosu l'avez fait. Pour ceux qui savent lire entre els lignes, le message est sans équivoque.

Samba

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