Selon l'UA, 22 dirigeants ont fait le déplacement dans la capitale éthiopienne, soit moins de la moitié des pays membres. Cela peut paraître peu, mais d'après une source au sein de la Commission, c'est au contraire beaucoup pour un sommet extraordinaire. D'habitude, ce sont plutôt les ministres qui se déplacent pour ce genre d'occasion.
Il n'empêche, un certain nombre d'États pivots ne sont pas représentés au plus haut niveau, comme l'Égypte et le Nigeria. Une autre source au sein de l'UA le regrette. Car, si les chefs d'État présents ont validé les propositions, quid de leur application effective ? « Ils ne disent jamais "non" mais après ils ne mettent pas en oeuvre », critique ce cadre.
« Non », pourtant il semble bien que certains représentants aient donné cette réponse à plusieurs pistes du duo Faki/Kagame. Le président de la Commission ne choisira pas ses commissaires ; la non-application des décisions de l'UA ne sera pas sanctionnable. Le président en exercice de l'institution a été confronté à une « hostilité sourde » disent en choeur deux sources bien informées.
L'Afrique Australe veut garder la Commission sous contrôle et l'Afrique du Nord est réticente à voir sa souveraineté diluée dans une nouvelle répartition du travail entre UA, organisations régionales et États
Les sanctions contre les mauvais payeurs ou encore le barème des contributions des États sont des sujets repoussés au prochain sommet de février. « Certains veulent voir le verre à moitié vide », dit un acteur très impliqué dans les réformes. « Moi je dis qu'on a commencé à bien remplir ce verre », conclut-il.
■ Un pas en avant sur le financement propre
Au moment où l'Union africaine tente tant bien que mal de se réformer, l'organisation continentale a fait un pas en avant sur son financement propre. Le fonds de la paix existe depuis 1993 mais n'avait jamais été abondé par les Etats membres. Depuis un an le mouvement est lancé, sous l'impulsion notamment du Dr Donald Kaberuka, ancien président de la Banque africaine de développement. Le fonds compte désormais 60 millions de dollars
Il n'empêche, un certain nombre d'États pivots ne sont pas représentés au plus haut niveau, comme l'Égypte et le Nigeria. Une autre source au sein de l'UA le regrette. Car, si les chefs d'État présents ont validé les propositions, quid de leur application effective ? « Ils ne disent jamais "non" mais après ils ne mettent pas en oeuvre », critique ce cadre.
« Non », pourtant il semble bien que certains représentants aient donné cette réponse à plusieurs pistes du duo Faki/Kagame. Le président de la Commission ne choisira pas ses commissaires ; la non-application des décisions de l'UA ne sera pas sanctionnable. Le président en exercice de l'institution a été confronté à une « hostilité sourde » disent en choeur deux sources bien informées.
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