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Sommet du G7: le bilan de fond d’un sommet atypique

Le sommet du G7 s’est achevé ce samedi 27 mai en Sicile. Alors que le consensus a toujours prévalu lors des précédents sommets, plusieurs désaccords ont été remarqués, notamment sur la question de la lutte contre le réchauffement climatique.



Sommet du G7: le bilan de fond d’un sommet atypique
Malgré les divergences profondes qui ont marqué ce G7 à Taormine, sur l'île de Sicile, Paolo Gentiloni se veut positif. Dans le communiqué final de cette 43e édition, le président du Conseil italien et hôte de ce sommet a déclaré qu’il avait été un succès en termes d’organisation et de sécurité.

Le simple fait qu’il n’y ait qu’un communiqué, et non deux, constitue déjà un autre signe positif, pourrait-on ajouter, puisque quelques heures avant la fin des travaux, on envisageait encore la présentation de deux déclarations finales distinctes afin de contenter toutes les parties. Un terrain d’entente relatif a donc bien été trouvé.

• Le climat, pomme de discorde

Sur les grands dossiers, les désaccords persistent néanmoins. Surtout sur le climat. «Toute la discussion sur le climat a été insatisfaisante», a même lâché Angela Merkel. Mais Paolo Gentiloni a tout de même cherché à les minimiser, expliquant que Donald Trump avait été très attentif aux arguments distillés par ses homologues.

La conversation semble avoir crispé les esprits, y compris du côté américain puisque la décision des Etats-Unis de sortir ou non de l’accord de Paris, signé en 2015, ne sera annoncée que la semaine prochaine, a précisé le président sur les réseaux sociaux. Autrement dit, Donald Trump ne souhaite toujours pas se prononcer.

En attendant, le communiqué final prend acte de cette période de réflexion annoncée par Washington, tandis que les autres six autres dirigeants des pays les plus industrialisés du monde ont réaffirmé leur engagement en faveur d'une réduction des gaz à effet de serre.

• Le commerce et le terrorisme

Concernant le commerce, les dirigeants du G7 sont parvenus à maintenir les Etats-Unis de Donald Trump, tentés par une forme d'isolationnisme, dans un cadre multilatéral, ce qui peut être considéré comme un succès. Mais sur ce dossier, les six autres pays membres attendaient peut-être plus d’engagements américains.

Autre succès : le terrorisme, dossier où le consensus a été obtenu le plus rapidement avec la signature d’une déclaration dès la première journée du sommet. Les sept dirigeants ont réaffirmé leur engagement, appelant également les acteurs d’Internet à accroître les moyens pour détecter les contenus incitant à la violence.

• La Russie, le banni du club

La Russie a bien sûr été évoquée, en l'absence des intéressés puisque ce pays est exclu du club. Soutien indéfectible du régime de Bachar el-Assad en Syrie, Moscou a fait l'objet de longues discussions durant la première journée du sommet. L'occasion d'aborder les accords d'Astana auxquels n'a participé aucun membre du G7.

Dans le conflit syrien, les sept dirigeants appellent à une véritable trêve et à une solution politique. « Si la Russie est prête à utiliser son influence positivement, nous sommes prêts à travailler avec elle pour résoudre le conflit, en cherchant un règlement politique », précise le communiqué final.

La position sur la Syrie tranche avec celle retenue concernant la crise ukrainienne, précisément la thématique qui avait coûté sa place à la Russie à la table de ce qui s'appelait encore, jusqu'en 2014, le « G8 ». Le G7 a tenu à réaffirmer sa fermeté sur cette crise, tout en appelant au dialogue.

Les sept chefs d'Etat et de gouvernement n'envisagent pas de nouvelle mesure contre la Russie si cette dernière respecte les accords de Minsk. Dans le cas inverse en revanche... Emmanuel Macron est désormais en charge de rappeler ce message à son homologue russe, lundi prochain lors de la visite de Vladimir Poutine à Versailles...

Migrations, pas d'avancée

La question migratoire, pour sa part, n’a enregistré aucune réelle avancée. C’était pourtant l’un des thèmes qui tenaient le plus à cœur de la présidence italienne. Mais selon Emmanuel Macron, « ce n’est un sujet ni pour le Japon, ni pour le Canada, ni pour les Etats-Unis, c’est une responsabilité européenne».

Selon le président français, la résolution de cette crise passe non seulement par une autre politique européenne, mais aussi par une vraie politique de sécurité et de stabilisation des zones où les tensions induisent plus d'afflux massifs de réfugiés, ainsi que par la lutte contre le réchauffement climatique et pour le développement.

Ce sommet restera donc certainement comme l’un des plus atypiques. Le mot avait été bien choisi avant même que l'évènement ait lieu. Non pas parce qu’il s’est déroulé dans un site idyllique, en compagnie d'acteurs nouveaux comme MM. Trump et Macron, mais parce que peu de décisions y auront été prises.

Lors des précédents sommets, le consensus avait toujours été trouvé. Alors, certes, de nombreux dossiers ont été abordés à Taormine ce week-end. Mais les conclusions sont sommaires pour ne pas dire sans portée. Et c’est sans doute cela que l’on retiendra de ce 43e rendez-vous du G7.

■ Sommet du G7 : et l'Afrique ?

Plusieurs Etats africains ont participé aux discussions de ce G7 élargi : la Tunisie, l'Ethiopie, le Kenya, le Nigeria et le Niger. Il a notamment été question de la force du G5 Sahel, annoncée depuis plusieurs mois mais qui n'a pas encore vu le jour. Son objectif : lutter contre le terrorisme dans la région sahélienne. Le président Issoufou s'est félicité du soutien apporté par le G7 à ce déploiement. Un soutien politique et concret, selon Ibrahim Yacouba, ministre nigérien des Affaires étrangères.

RFI


Dimanche 28 Mai 2017 - 11:30


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