Après 30 ans de mauvaise gestion et de sanctions américaines sous le règne d'Omar el-Béchir, renversé en avril 2019, le Soudan est toujours plongé dans une crise économique profonde que le gouvernement a promis de juguler. À la veille de l’Aïd al Kabir, les Soudanais sont exaspérés.
Quelques heures avant l’Aïd, c’est la cohue dans le souk d’Omdurman.
Ahmed Abdallah a fait ses derniers achats, avant de célébrer cette fête en famille. Il vient d’acheter un mouton, mais n’a jamais payé aussi cher : « Les prix ont explosé, c’est fou. Ce mouton-là m’a coûté plus de 100 euros. Avant, c’était quatre fois moins cher. Ce qui a augmenté, c’est le fourrage pour les animaux. Puis, il y a le prix de l’essence qui rend le transport du bétail extrêmement cher. La situation économique est vraiment difficile. »
Ces derniers mois, la suppression des subventions sur les carburants ainsi que l'introduction d'un taux de change flottant ont fait monter en flèche les prix du quotidien.
Zubeida Mohammed est chargée de sacs de légumes. Pour cette mère de 4 enfants, les dépenses pour le foyer sont devenues exorbitantes : « D’abord il y a l’électricité, mais aussi l’eau. Tu payes 1 000 livres soudanais d’électricité et ça ne te tient pas une semaine ! Il y a des gens qui vivent dehors, sous la pluie. L’argent qui a été promis par les pays étrangers n’arrive pas ici. Je suis déçue. La seule chose qui me rende heureuse, ce sont mes enfants à la maison. Comparé aux années précédentes, l’Aïd s’annonce vraiment différent ».
Les réformes soutenues par le FMI pour alléger la dette du pays ont suscité le mécontentement de la population. Les manifestations sont fréquentes contre la détérioration du quotidien. Le gouvernement, lui, appelle les citoyens à faire preuve de patience.
Vendredi 16 juillet, une vingtaine de pays créanciers du Soudan, réunis au sein du Club de Paris, ont annoncé qu'ils effaçaient largement l'ardoise du Soudan pour permettre son retour sur la scène internationale.
Quelques heures avant l’Aïd, c’est la cohue dans le souk d’Omdurman.
Ahmed Abdallah a fait ses derniers achats, avant de célébrer cette fête en famille. Il vient d’acheter un mouton, mais n’a jamais payé aussi cher : « Les prix ont explosé, c’est fou. Ce mouton-là m’a coûté plus de 100 euros. Avant, c’était quatre fois moins cher. Ce qui a augmenté, c’est le fourrage pour les animaux. Puis, il y a le prix de l’essence qui rend le transport du bétail extrêmement cher. La situation économique est vraiment difficile. »
Ces derniers mois, la suppression des subventions sur les carburants ainsi que l'introduction d'un taux de change flottant ont fait monter en flèche les prix du quotidien.
Zubeida Mohammed est chargée de sacs de légumes. Pour cette mère de 4 enfants, les dépenses pour le foyer sont devenues exorbitantes : « D’abord il y a l’électricité, mais aussi l’eau. Tu payes 1 000 livres soudanais d’électricité et ça ne te tient pas une semaine ! Il y a des gens qui vivent dehors, sous la pluie. L’argent qui a été promis par les pays étrangers n’arrive pas ici. Je suis déçue. La seule chose qui me rende heureuse, ce sont mes enfants à la maison. Comparé aux années précédentes, l’Aïd s’annonce vraiment différent ».
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