Le 3 juin dernier, une foule de manifestants s'était réunie devant le Quartier général de l'armée pour réclamer un pouvoir civil. Des militaires avaient alors durement réprimé ce mouvement faisant 87 morts, selon la commission d'enquête. Un décompte du comité de médecins a fait état de 127 morts.
L'enquête officielle sur cette répression rendue publique, samedi 27 juillet, montre que des responsables des RSF auraient « désobéi » aux ordres donnés par la Conseil militaire dont l'implication dans la répression est ainsi écartée. L’APS, organisation qui fait partie du mouvement de contestation, rejette ces conclusions avec fermeté.
Joint par RFI, Rachid Saïd Yacoub, porte-parole de l’APS, estime que cette enquête n'est pas fiable car elle n'est pas indépendante.
« D’abord, nous rejetons les conclusions de cette enquête parce que la Commission d’enquête a été formée par le Conseil militaire et par le procureur général qui lui, a été nommé par le Conseil militaire. C’est pour cela que l’on considère que cette commission n’est pas indépendante. Deuxième chose, la commission n’a pas auditionné tous les partis sur cette affaire. Ils ont dit qu’ils avaient auditionné 59 personnes. Parmi elles, aucun des dirigeants de la Force des libertés et du changement qui sont les principaux leaders de la contestation et du sit-in et qui étaient devant le QG de l’armée, n’y figurait. Troisième chose, les conclusions de cette investigation ont repris mot à mot les déclarations des dirigeants du TMC, le Conseil militaire de transition qui, dès le début, a nié la responsabilité du Conseil sur cette affaire ».
L'enquête officielle sur cette répression rendue publique, samedi 27 juillet, montre que des responsables des RSF auraient « désobéi » aux ordres donnés par la Conseil militaire dont l'implication dans la répression est ainsi écartée. L’APS, organisation qui fait partie du mouvement de contestation, rejette ces conclusions avec fermeté.
Joint par RFI, Rachid Saïd Yacoub, porte-parole de l’APS, estime que cette enquête n'est pas fiable car elle n'est pas indépendante.
« D’abord, nous rejetons les conclusions de cette enquête parce que la Commission d’enquête a été formée par le Conseil militaire et par le procureur général qui lui, a été nommé par le Conseil militaire. C’est pour cela que l’on considère que cette commission n’est pas indépendante. Deuxième chose, la commission n’a pas auditionné tous les partis sur cette affaire. Ils ont dit qu’ils avaient auditionné 59 personnes. Parmi elles, aucun des dirigeants de la Force des libertés et du changement qui sont les principaux leaders de la contestation et du sit-in et qui étaient devant le QG de l’armée, n’y figurait. Troisième chose, les conclusions de cette investigation ont repris mot à mot les déclarations des dirigeants du TMC, le Conseil militaire de transition qui, dès le début, a nié la responsabilité du Conseil sur cette affaire ».
Autres articles
-
Conflit dans l’est de la RDC: la Commissaire de l’UE à l’aide humanitaire à Kigali après Kinshasa et Bujumbura
-
RDC: la France reconnaît former des soldats congolais à la demande de Kinshasa
-
Côte d’Ivoire: des chefs traditionnels préparent le retour du tambour parleur dans «un sentiment de joie»
-
Mali: une frappe de drone des rebelles du FLA contre l'armée fait des morts des deux côtés
-
Suspension des réseaux sociaux au Gabon : un Réseau de journalistes «exige le retrait de cette forfaiture»





Conflit dans l’est de la RDC: la Commissaire de l’UE à l’aide humanitaire à Kigali après Kinshasa et Bujumbura


