L’opposition a donné rendez-vous à ses militants au stade d’Abena dans le 7e arrondissement de la capitale tchadienne pour appeler à l’indignation par rapport à la crise sociale qui touche le pays. Mais très tôt ce jeudi, la police a quadrillé le stade empêchant l’accès aux militants qui ont dû replier au siège de l’Union nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR), le parti du chef de file de l’opposition. Au bout d’un moment, le président du Rassemblement des Républicains (RDR), parti d’opposition, appelle à braver l’interdiction : « Ne comptez pas obéir à son arrêté illégal et anticonstitutionnel. On va s’opposer, on va se battre pour notre pays ! » Braver la police Aussitôt, les centaines de militants venus pour le meeting décident de braver la police venue les encercler. Mais ils sont dispersés par des gaz lacrymogènes. Pour le chef de file de l’opposition, la manifestation est déjà une victoire au regard de ce qui s’est passé en matinée. « Ils ne sont pas venus parce qu’ils ne peuvent pas soutenir le débat contre l’opposition et d’autre part, on nous dit aussi que comme le vote est secret, ils ne sont pas sûrs entre eux. Ils ont dit, dans ce cas, il ne vaut mieux pas aller », explique Saleh Kebzabo, principal opposant. Pour l’opposition, la prochaine bataille consiste à faire inscrire la motion de censure contre le gouvernement dès la semaine prochaine au calendrier du Parlement.
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