L’état d’urgence donne de grands pouvoirs aux forces de sécurité en matière d’enquête, d’arrestation et de détention : ces dernières n’auront plus besoin que d’un ordre administratif. Un décret qui reflète la gravité de la situation puisqu’il n’était, jusqu’à présent, appliqué qu’à la province du Nord-Sinaï où se déroule un conflit sanglant entre les forces de sécurité et le groupe Etat islamique.
Le président a, par ailleurs, décrété que l’armée épaulera la police dans la sécurisation des infrastructures vitales dont les églises font partie. Un aveu implicite de l’échec de la police en la matière. Au moins 83 personnes ont été tuées dans une série d’attentats antichrétiens depuis le mois de décembre.
Inquiétude pour les droits de l’homme
Le décret instaurant l’état d’urgence a été bien accueilli par une bonne partie de la population, qui espère que l’état d’urgence rendra plus efficace la lutte contre le terrorisme. La législation d’exception a, par contre, été reçue avec beaucoup d’inquiétude par les défenseurs des droits de l’homme.
Ils craignent que les droits de l’homme soient la victime collatérale de la lutte contre le terrorisme. Ils en veulent pour preuve les condamnations successives à des peines de prison des adversaires d’une lecture radicale de l’islam, alors que les cheikhs salafistes qualifiant les chrétiens de « croisés mécréants » ne sont absolument pas inquiétés.
RFI
Le président a, par ailleurs, décrété que l’armée épaulera la police dans la sécurisation des infrastructures vitales dont les églises font partie. Un aveu implicite de l’échec de la police en la matière. Au moins 83 personnes ont été tuées dans une série d’attentats antichrétiens depuis le mois de décembre.
Inquiétude pour les droits de l’homme
Le décret instaurant l’état d’urgence a été bien accueilli par une bonne partie de la population, qui espère que l’état d’urgence rendra plus efficace la lutte contre le terrorisme. La législation d’exception a, par contre, été reçue avec beaucoup d’inquiétude par les défenseurs des droits de l’homme.
Ils craignent que les droits de l’homme soient la victime collatérale de la lutte contre le terrorisme. Ils en veulent pour preuve les condamnations successives à des peines de prison des adversaires d’une lecture radicale de l’islam, alors que les cheikhs salafistes qualifiant les chrétiens de « croisés mécréants » ne sont absolument pas inquiétés.
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