Le premier argument de l’Inde est que l’ONU ne dénonce que la haine envers les trois grandes religions occidentales : la chrétienté, l’islam et le judaïsme. L'Inde veut maintenant insister pour qu’on prenne en compte les appels à la haine contre les pratiquants de cultes d’Asie du Sud que sont l’hindouisme, le bouddhisme et le sikhisme. L’Inde souhaite de plus que le Conseil de sécurité cesse de nommer de nouvelles tendances de terrorisme, tels que celui « venant de l’extrême droite ou de mouvements nationalistes violents ». Tous les terrorismes doivent être condamnés, affirme New Delhi, quelle que soit leur couleur politique.
Diviser le terrorisme en catégories est dangereux selon New Delhi
Le gouvernement indien porte donc à l’ONU son projet idéologique déjà mis en oeuvre dans le pays depuis plusieurs années selon lequel l’Inde est la terre des hindous, comme Israël avec les juifs, et le pays doit donc défendre l’hindouisme et les autres religions nées en Inde.
Et c’est ce que New Delhi a fait avec sa réforme controversée de la citoyenneté, qui facilite l’accès à la nationalité indienne pour tous les ressortissants des pays voisins, comme les Afghans ou les Pakistanais, qui sont hindous, sikhs ou bouddhistes, mais pas musulmans.
Poursuivre cette politique au niveau de l’ONU serait contre-productif, estime Kabir Taneja, chercheur spécialisé sur le terrorisme à l’Observer Research Foundation, de New Delhi. Si l’Inde prend cette voie, elle va diluer la pression qu’elle a réussi à exercer à l’ONU contre le Pakistan et les groupes terroristes responsables des attaques de Bombay de 2008. Or les progrès sont déjà très lents et c’est pour cela que le principal responsable de ces attaques, Masood Hazar, est toujours libre au Pakistan.
Quid des Indiens musulmans ?
L’autre argument, sur les mouvements nationalistes et d’extrême droite, serait également idéologique. L’Inde a certes raison de dire que les termes d’extrême droite ou de nationalisme ont des sens différents en Occident et ailleurs. Et qu’ils peuvent donc être utilisés à des fins politiques.
La remarque de l’ambassadeur indien à l’ONU est toutefois à analyser à l’aune de la situation actuelle dans le pays. Des groupes hindouistes ont récemment appelé au génocide des musulmans indiens, explique un autre chercheur. Le gouvernement n’a pas condamné ces appels et la plupart de ces personnes demeurent toujours libres. Une tolérance qui choque. Cela est couvert par la presse internationale et rapporté par les chancelleries - par cette déclaration, New Delhi chercherait donc à anticiper toute condamnation internationale, en réfutant le fait qu’on puisse assimiler cet extrémisme religieux hindou à du terrorisme.
Diviser le terrorisme en catégories est dangereux selon New Delhi
Le gouvernement indien porte donc à l’ONU son projet idéologique déjà mis en oeuvre dans le pays depuis plusieurs années selon lequel l’Inde est la terre des hindous, comme Israël avec les juifs, et le pays doit donc défendre l’hindouisme et les autres religions nées en Inde.
Et c’est ce que New Delhi a fait avec sa réforme controversée de la citoyenneté, qui facilite l’accès à la nationalité indienne pour tous les ressortissants des pays voisins, comme les Afghans ou les Pakistanais, qui sont hindous, sikhs ou bouddhistes, mais pas musulmans.
Poursuivre cette politique au niveau de l’ONU serait contre-productif, estime Kabir Taneja, chercheur spécialisé sur le terrorisme à l’Observer Research Foundation, de New Delhi. Si l’Inde prend cette voie, elle va diluer la pression qu’elle a réussi à exercer à l’ONU contre le Pakistan et les groupes terroristes responsables des attaques de Bombay de 2008. Or les progrès sont déjà très lents et c’est pour cela que le principal responsable de ces attaques, Masood Hazar, est toujours libre au Pakistan.
Quid des Indiens musulmans ?
L’autre argument, sur les mouvements nationalistes et d’extrême droite, serait également idéologique. L’Inde a certes raison de dire que les termes d’extrême droite ou de nationalisme ont des sens différents en Occident et ailleurs. Et qu’ils peuvent donc être utilisés à des fins politiques.
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