Sans adaptation de leurs procédés de production aux exigences environnementales, les entreprises sénégalaises risquent de se fermer l'accès aux marchés internationaux et aux financements futurs. C'est l'avertissement lancé jeudi à Dakar lors d'une table ronde réunissant institutions publiques, secteur privé, experts et médias à l'initiative d'Africa Climate Insights (ACI) et de l’Association des journalistes pour la transparence dans les ressources extractives et la protection de l’environnement.
Loin d'être une rupture brutale avec le modèle classique, l'industrialisation verte s'impose désormais comme un levier direct de productivité et de compétitivité. Selon Abdoul Aziz Samb, expert en efficacité énergétique au Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN), le durcissement des normes mondiales et la généralisation des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) par les bailleurs rendent cette mutation incontournable : « Une industrie qui ne prépare pas son processus de production aux exigences environnementales aura des difficultés à accéder aux marchés de demain », a-t-il prévenu.
Pour anticiper ces contraintes, le Sénégal déploie déjà une stratégie nationale de verdissement portée par le ministère de l'Industrie et le BMN. « Cette stratégie repose essentiellement sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’intégration des énergies renouvelables dans les procédés industriels, le développement de l’économie circulaire et la promotion de nouvelles filières vertes », a expliqué M. Samb, citant notamment les opportunités offertes par la mobilité électrique, le recyclage des batteries et la valorisation des déchets. Selon lui, « ces filières permettront de créer davantage de valeur ajoutée, de générer des emplois et de renforcer la compétitivité de l’industrie sénégalaise ».
Toutefois, la modernisation de l'outil de production reste le principal verrou. L'obsolescence des équipements freine la transition des entreprises locales, selon Papou Marie Ndiaye, fondateur de PGS Africa, qui appelle à faciliter l'accès aux mécanismes de financement, aux services de maintenance et au transfert de technologies pour leur permettre « d’améliorer leur productivité, de réduire leur consommation énergétique et de satisfaire aux exigences des marchés internationaux ».
Face à ces défis, la directrice d'ACI au Sénégal, Awa Traoré, rappelle la nécessité d'impliquer l'ensemble des acteurs, en particulier les professionnels de l'information : « Les journalistes ont un rôle essentiel à jouer. Au-delà de la compréhension de l’industrialisation verte, il est important que cette problématique soit davantage relayée dans les médias, afin que ses enjeux soient mieux compris par le public. »
Loin d'être une rupture brutale avec le modèle classique, l'industrialisation verte s'impose désormais comme un levier direct de productivité et de compétitivité. Selon Abdoul Aziz Samb, expert en efficacité énergétique au Bureau de mise à niveau des entreprises (BMN), le durcissement des normes mondiales et la généralisation des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) par les bailleurs rendent cette mutation incontournable : « Une industrie qui ne prépare pas son processus de production aux exigences environnementales aura des difficultés à accéder aux marchés de demain », a-t-il prévenu.
Pour anticiper ces contraintes, le Sénégal déploie déjà une stratégie nationale de verdissement portée par le ministère de l'Industrie et le BMN. « Cette stratégie repose essentiellement sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’intégration des énergies renouvelables dans les procédés industriels, le développement de l’économie circulaire et la promotion de nouvelles filières vertes », a expliqué M. Samb, citant notamment les opportunités offertes par la mobilité électrique, le recyclage des batteries et la valorisation des déchets. Selon lui, « ces filières permettront de créer davantage de valeur ajoutée, de générer des emplois et de renforcer la compétitivité de l’industrie sénégalaise ».
Toutefois, la modernisation de l'outil de production reste le principal verrou. L'obsolescence des équipements freine la transition des entreprises locales, selon Papou Marie Ndiaye, fondateur de PGS Africa, qui appelle à faciliter l'accès aux mécanismes de financement, aux services de maintenance et au transfert de technologies pour leur permettre « d’améliorer leur productivité, de réduire leur consommation énergétique et de satisfaire aux exigences des marchés internationaux ».
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