L'homme d'affaires, Nabil Karoui, est toujours en prison pour des soupçons de fraude fiscale et blanchiment d'argent. Il demande le report du second tour. Il est en détention depuis le 23 août. Il n'a pu donc mener campagne, ni avant le premier tour, ni après sa qualification pour le second. Son équipe avait d'ailleurs saisi l'Isie, l'instance chargée des élections à la fin du mois dernier pour réclamer la liberté de mouvement et d'expression de leur candidat. Faute d'avoir été entendu, les avocats de l'homme d'affaires ont donc déposé un recours mardi auprès du tribunal administratif.
Pour demander le report du second tour, ils invoquent une rupture de l'égalité des chances entre les candidats. Même si en face, l'adversaire, le juriste Kais Saied - arrivé en tête du premier tour - a promis lui de ne pas faire campagne pour respecter l'équité justement.
Le tribunal administratif a bien reçu le recours, il l'a confirmé, par contre, on ne sait pas encore quand il va l'examiner, mais le porte-parole de Karoui Abdelaziz Belkhodja a confié à RFI que les avocats de l'homme d'affaires étaient entendus par le tribunal et devraient être fixés dans les prochaines heures. Car l'horloge tourne, le second tour est normalement prévu dans quatre jours.
Les résultats des législatives annoncent un véritable casse-tête
De son côté, l'Isie, l'instance chargée des élections doit annoncer mercredi les résultats officiels des législatives de dimanche dernier et les premières tendances semblent fidèles au résultat du premier tour de la présidentielle.
Pour les observateurs, c'est encore une claque à l'égard des partis traditionnels presque disparus ; Nidaa Tounes, la formation du président défunt Beji Caid Essebsi, les islamistes d'Ennahdha, qui ont apporté leur soutien à l'indépendant Kais Saied pour le second tour de la présidentielle sont en net recul. En seconde position, Qalb Tounes, le parti justement créé par Nabil Karoui avant l'été, et puis une myriade d'indépendants qui font leur entrée au parlement.
Les observateurs parlent d'une mosaïque. Résultat: Ennahdha, et Qalb Tounes semblent loin des 109 sièges nécessaires pour décrocher la majorité. Il va donc falloir compter sur des négociations, sur des jeux d'alliances. Ce qui présage en effet un casse-tête pour former une majorité et pour former ensuite le prochain gouvernement tunisien.
Pour demander le report du second tour, ils invoquent une rupture de l'égalité des chances entre les candidats. Même si en face, l'adversaire, le juriste Kais Saied - arrivé en tête du premier tour - a promis lui de ne pas faire campagne pour respecter l'équité justement.
Le tribunal administratif a bien reçu le recours, il l'a confirmé, par contre, on ne sait pas encore quand il va l'examiner, mais le porte-parole de Karoui Abdelaziz Belkhodja a confié à RFI que les avocats de l'homme d'affaires étaient entendus par le tribunal et devraient être fixés dans les prochaines heures. Car l'horloge tourne, le second tour est normalement prévu dans quatre jours.
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