Parc Gezi, 15 juin 2013. REUTERS/Yannis Behrakis
Alors que la tension est un peu retombée sur le front des manifestations – au moins à Istanbul, car dans la capitale Ankara et plusieurs villes de provinces les heurts demeurent quotidiens – l’heure est au bilan médical de la répression des manifestations de ces trois semaines. Première incriminée par l’Union des médecins de Turquie : l’utilisation abusive des gaz lacrymogènes, qui pourrait avoir conduit à la mort de plusieurs manifestants.
La polémique sur l’usage des gaz lacrymogènes par la police turque n’est pas nouvelle, mais elle a pris une nouvelle dimension à la lumière des événements liés à la contestation du parc Gezi, qui se sont soldés par un bilan exceptionnel de plusieurs milliers de blessés. Parmi eux, de nombreuses personnes qui se trouvaient à une distance inférieure et contraire aux normes internationales imposées pour les grenades lacrymogènes, soient plus de 40% des victimes interrogées, voire dans des enceintes fermées ont déclaré plus de 20% des 356 victimes ayant répondu à l’enquête de l’Union des médecins deTurquie.
Utilisé comme une « arme chimique »
Selon le Président de cette union, le gaz lacrymogène a été utilisé comme une « arme chimique », et non juste comme un moyen de maintenir les foules à l’écart. L’association turque de psychiatrie évoque même une « torture » visant à provoquer des souffrances physiques et psychologiques aux manifestants. Une campagne a d’ailleurs été lancée en Turquie pour empêcher que l’état ne procède à de nouveaux approvisionnements pour ses stocks passablement amoindris ces derniers temps.
Source : Rfi.fr
La polémique sur l’usage des gaz lacrymogènes par la police turque n’est pas nouvelle, mais elle a pris une nouvelle dimension à la lumière des événements liés à la contestation du parc Gezi, qui se sont soldés par un bilan exceptionnel de plusieurs milliers de blessés. Parmi eux, de nombreuses personnes qui se trouvaient à une distance inférieure et contraire aux normes internationales imposées pour les grenades lacrymogènes, soient plus de 40% des victimes interrogées, voire dans des enceintes fermées ont déclaré plus de 20% des 356 victimes ayant répondu à l’enquête de l’Union des médecins deTurquie.
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Source : Rfi.fr
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