Le rapport de la BCEAO pour le troisième trimestre 2025 met en lumière une situation contrastée pour les économies de l’ Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). Si l'indice global recule, les métaux et certaines matières premières industrielles tirent leur épingle du jeu
L'indice des prix des matières premières, hors pétrole, exportées par les pays de l'UEMOA, s’est replié, en rythme trimestriel, de 4,2% au cours du troisième trimestre 2025, après une baisse de 1,2% un trimestre plus tôt. Selon la Bceao, cette contraction est essentiellement attribuable au fléchissement des cours des produits agricoles, notamment le cacao (-14,1%), le café (-13,8%) et l’huile de palme (-0,8%). Par contre, les prix du phosphate (+14,5%), du zinc (+7,1%), de l’uranium (+6,5%), du caoutchouc (+5,8%), de l’or (+5,4%) et du coton (+0,6%) se sont renforcés sur la même période.
Selon la Bceao, les cours du cacao ont reculé en raison principalement d’une demande mondiale atone en produits dérivés du cacao, entraînant une réduction du déficit mondial. “La diminution des prix du café s’explique par de meilleures perspectives d’approvisionnement au Brésil, en lien avec des conditions climatiques favorables, ainsi que par l’atténuation des inquiétudes liées aux droits de douane”, note-t-elle. Quant à la baisse des prix de l’huile de palme, il résulte d’un accroissement de la production et d’un repli de la demande de certains importateurs majeurs tels que la Chine.
En revanche, les prix du phosphate ont poursuivi leur tendance haussière, portés par la persistance des restrictions à l’exportation en Chine en raison notamment des déficits de volume produit et des droits de douane américains et européens. Parallèlement, la demande en engrais est restée soutenue dans les régions agricoles d’Asie et d’Afrique. Les cours du zinc ont augmenté sous l’effet de la baisse marquée des stocks mondiaux, des perturbations de production au Pérou, ainsi que de la diminution des volumes de zinc raffiné annoncée par plusieurs fondeurs.
Les prix de l’uranium ont progressé en raison des achats massifs effectués par des fonds dédiés à la détention physique d’uranium. Cette évolution à la hausse a également été alimentée par les tensions sur l’offre mondiale, notamment au Niger et au Kazakhstan, ainsi que par les perspectives favorables de la demande, liées aux mesures en faveur du nucléaire aux États-Unis.
Le renchérissement du caoutchouc est imputable à la demande soutenue des secteurs industriel et automobile, conjuguée à une offre restreinte en Asie du Sud-Est en raison de conditions climatiques défavorables. Les cours de l’or ont été soutenus par les tensions géopolitiques, l’affaiblissement du dollar et les anticipations d’un assouplissement monétaire de la Réserve fédérale américaine, qui ont renforcé l’attrait du métal précieux comme valeur refuge. La hausse des cours du coton est attribuable au resserrement de l’offre mondiale provoqué par des conditions météorologiques défavorables, combiné à une légère reprise de la demande.
L'indice des prix des matières premières, hors pétrole, exportées par les pays de l'UEMOA, s’est replié, en rythme trimestriel, de 4,2% au cours du troisième trimestre 2025, après une baisse de 1,2% un trimestre plus tôt. Selon la Bceao, cette contraction est essentiellement attribuable au fléchissement des cours des produits agricoles, notamment le cacao (-14,1%), le café (-13,8%) et l’huile de palme (-0,8%). Par contre, les prix du phosphate (+14,5%), du zinc (+7,1%), de l’uranium (+6,5%), du caoutchouc (+5,8%), de l’or (+5,4%) et du coton (+0,6%) se sont renforcés sur la même période.
Selon la Bceao, les cours du cacao ont reculé en raison principalement d’une demande mondiale atone en produits dérivés du cacao, entraînant une réduction du déficit mondial. “La diminution des prix du café s’explique par de meilleures perspectives d’approvisionnement au Brésil, en lien avec des conditions climatiques favorables, ainsi que par l’atténuation des inquiétudes liées aux droits de douane”, note-t-elle. Quant à la baisse des prix de l’huile de palme, il résulte d’un accroissement de la production et d’un repli de la demande de certains importateurs majeurs tels que la Chine.
En revanche, les prix du phosphate ont poursuivi leur tendance haussière, portés par la persistance des restrictions à l’exportation en Chine en raison notamment des déficits de volume produit et des droits de douane américains et européens. Parallèlement, la demande en engrais est restée soutenue dans les régions agricoles d’Asie et d’Afrique. Les cours du zinc ont augmenté sous l’effet de la baisse marquée des stocks mondiaux, des perturbations de production au Pérou, ainsi que de la diminution des volumes de zinc raffiné annoncée par plusieurs fondeurs.
Les prix de l’uranium ont progressé en raison des achats massifs effectués par des fonds dédiés à la détention physique d’uranium. Cette évolution à la hausse a également été alimentée par les tensions sur l’offre mondiale, notamment au Niger et au Kazakhstan, ainsi que par les perspectives favorables de la demande, liées aux mesures en faveur du nucléaire aux États-Unis.
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