Alors que la situation se tend autour de l'Ukraine, Washington n'exclut pas d'imposer des sanctions contre Moscou. Mais à ce jeu, l'Europe a beaucoup plus à perdre que les États-Unis, vu sa proximité et ses liens économiques avec la Russie. « La sanction magique, qui fait mal au destinataire, mais reste indolore pour celui qui la décide, ça n’existe pas », affirme un conseiller européen. Et pour cause. Malgré l'imposition de sanctions européennes après l'annexion de la Crimée en 2014, Moscou demeure le cinquième marché à l'exportation pour l'Union européenne, avec près de 82 milliards d'euros d'échanges annuels.
Le secteur clé du gaz
La marge de manœuvre est donc étroite pour l'Europe car elle se doit de parler d'une même voix avec son allié américain et en même temps veiller à ses intérêts économiques. Deux secteurs clés sont au cœur des enjeux : l'énergie d'abord, « surtout dans le contexte d’une inflation très forte en matière des prix de l’énergie, souligne maître Olivier Dorgans, avocat associé du cabinet Ashurst, spécialiste des sanctions économiques. L'exemple le plus parlant est celui des hydrocarbures : 40% des importations européennes de gaz proviennent de Russie. Les Allemands n'excluent pas de placer le gazoduc Nord Stream 2 dans le panier des sanctions. Mais seulement si la Russie envahit l'Ukraine.
Les entreprises européennes pénalisées en cas de débranchement de la Russie du système financier
L'autre gros dossier, c'est le secteur bancaire russe. « Il est mis sur la table l’option de déconnecter de la messagerie Swift le système bancaire russe, pointe le spécialiste ». L'éviction de Moscou du système d'échanges bancaires Swift toucherait environ 300 banques et institutions russes. Mais avec elles, bon nombre d'entreprises européennes faisant affaire avec la Russie seraient sévèrement pénalisées. Et elles le seraient davantage si les États-Unis interdisaient les transactions en dollars, comme ils l'ont fait avec l'Iran. Or, le dollar américain reste la monnaie de référence pour les échanges commerciaux, notamment dans le domaine des hydrocarbures.
« Dans une moindre mesure, ajoute Me Dorgans, le secteur de l’électronique et des télécommunications dans le secteur des semi-conducteurs pourrait définitivement, d’un point de vue économique, faire se tourner la Russie vers l’espace économique chinois. »
Le secteur clé du gaz
La marge de manœuvre est donc étroite pour l'Europe car elle se doit de parler d'une même voix avec son allié américain et en même temps veiller à ses intérêts économiques. Deux secteurs clés sont au cœur des enjeux : l'énergie d'abord, « surtout dans le contexte d’une inflation très forte en matière des prix de l’énergie, souligne maître Olivier Dorgans, avocat associé du cabinet Ashurst, spécialiste des sanctions économiques. L'exemple le plus parlant est celui des hydrocarbures : 40% des importations européennes de gaz proviennent de Russie. Les Allemands n'excluent pas de placer le gazoduc Nord Stream 2 dans le panier des sanctions. Mais seulement si la Russie envahit l'Ukraine.
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L'autre gros dossier, c'est le secteur bancaire russe. « Il est mis sur la table l’option de déconnecter de la messagerie Swift le système bancaire russe, pointe le spécialiste ». L'éviction de Moscou du système d'échanges bancaires Swift toucherait environ 300 banques et institutions russes. Mais avec elles, bon nombre d'entreprises européennes faisant affaire avec la Russie seraient sévèrement pénalisées. Et elles le seraient davantage si les États-Unis interdisaient les transactions en dollars, comme ils l'ont fait avec l'Iran. Or, le dollar américain reste la monnaie de référence pour les échanges commerciaux, notamment dans le domaine des hydrocarbures.
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