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Une manifestation d’étudiants fortement réprimée en Guinée-Bissau



Une manifestation d’étudiants fortement réprimée en Guinée-Bissau
La police nationale bissau-guinéenne a admis, jeudi soir, n’avoir pas donné d’ordre à ses éléments d’utiliser la force pour disperser la manifestation des étudiants organisée le même jour et pour laquelle cependant le ministère de l’Intérieur n’avait pas été « avertie », selon le commissaire Celso de Carvalho, chargé de l'ordre public de son pays.

La marche « interdite » des étudiants, prévue jeudi matin, a été « violemment » dispersée à coups de grenades lacrymogènes par la police.

Ces manifestants  exigent l'ouverture des écoles publiques, paralysées depuis plus d'un mois par une grève de trois syndicats d’enseignants qui réclament, entre autres, la mise en œuvre de la carrière d'enseignant et le paiement des arriérés de salaire.

Huit étudiants auraient été blessés lors de leur manifestation dont un qui se trouve dans un état grave, d’après la Fédération des Étudiants des Écoles Publiques et Privées de la Guinée-Bissau.

Toutefois, le commissaire Celso de Carvalho a indiqué jeudi soir, lors d’un point de presse, qu’aucun ordre n’a été donné pour mater les étudiants, même si ces derniers n'avaient pas averti le ministère de l’Intérieur de  leur mouvement, contrairement à ce qu’ils ont avancé.

Réagissant à cette situation, l’avocat bissau-guinéen, Me Edmar Nhaga, a déploré ces obstacles successifs des forces de sécurité à l’exercice de certains droits relatifs à la liberté d’expression, notamment la marche, et qui constituent un affront à la constitution de la République de Guinée-Bissau.

Face à cette entrave, Me Nhaga a indiqué que les étudiants peuvent déposer une plainte pénale contre l'État bissau-guinéen.

Par ailleurs, les syndicats accusent le gouvernement d’Aristides Gomes de refuser le dialogue et se disent déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu'à ce que le gouvernement satisfasse leurs doléances.

Apanews

Vendredi 9 Novembre 2018 - 13:18



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