On ignore encore si le vaccin confère une immunité longue. Mais l'annonce a immédiatement provoqué une vague d'espoir et un bond des Bourses mondiales, dix mois seulement après le séquençage du coronavirus, une prouesse scientifique.
Surtout qu'un autre vaccin expérimental, développé par la société américaine Moderna et dont on attend les résultats dans les prochaines semaines, utilise la même technologie nouvelle, à base d'ARN messager. Et le monde attend aussi les résultats d'un autre vaccin très avancé, développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford.
« C’est une bonne nouvelle », se félicite Stéphane Paul, membre du comité vaccin Covid-19 des ministères de la Santé et de la Recherche, interrogé par Olivier Chermann, du pôle France de RFI. Il appelle néanmoins à la prudence. « La limitation de tout ça, c'est que les résultats et l'analyse qui a été faite, c'est après deux mois. C'est-à-dire qu'aujourd’hui la seule chose qu’on peut dire c’est que ce vaccin protège pendant deux mois 90% des gens qui l’ont reçu. » Dès lors, une question se pose, estime Stéphane Paul : « quelle est la sécurité de ce type de vaccin sur le long terme ? Et ça, il n’y a que le suivi des patients qui va nous permettre de le savoir. »
Le défi de la production
Pour les Américains, qui ont précommandé 100 millions de doses, cela signifie que les premières vaccinations pourraient commencer avant la fin de l'année, à condition que l'innocuité soit confirmée, d'ici la semaine prochaine. Pfizer a alors prévu de déposer une demande d'autorisation à l'Agence américaine des médicaments (FDA), qui devra trancher si le vaccin est sûr et efficace.
Dans l'Union européenne, qui a préacheté 200 millions de doses et négocie pour 100 millions d'autres, le vaccin pourrait être disponible « début 2021 », selon une source européenne. D'autres pays - Japon, Canada, Royaume-Uni - ont également passé commande auprès de Pfizer, et la demande initiale est assurée de dépasser l'offre, Pfizer prévoyant de pouvoir fabriquer 50 millions de doses en 2020 et 1,3 milliard l'an prochain.
Les ONG s'inquiètent depuis des mois de la monopolisation des doses par les pays riches, ainsi que du prix auquel Pfizer vendra le vaccin. « Le vaccin sera efficace à 0% pour les personnes qui n'ont pas les moyens d'y accéder ou de se le permettre », a réagi Robin Guittard, porte-parole d'Oxfam France.
Surtout qu'un autre vaccin expérimental, développé par la société américaine Moderna et dont on attend les résultats dans les prochaines semaines, utilise la même technologie nouvelle, à base d'ARN messager. Et le monde attend aussi les résultats d'un autre vaccin très avancé, développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford.
« C’est une bonne nouvelle », se félicite Stéphane Paul, membre du comité vaccin Covid-19 des ministères de la Santé et de la Recherche, interrogé par Olivier Chermann, du pôle France de RFI. Il appelle néanmoins à la prudence. « La limitation de tout ça, c'est que les résultats et l'analyse qui a été faite, c'est après deux mois. C'est-à-dire qu'aujourd’hui la seule chose qu’on peut dire c’est que ce vaccin protège pendant deux mois 90% des gens qui l’ont reçu. » Dès lors, une question se pose, estime Stéphane Paul : « quelle est la sécurité de ce type de vaccin sur le long terme ? Et ça, il n’y a que le suivi des patients qui va nous permettre de le savoir. »
Le défi de la production
Pour les Américains, qui ont précommandé 100 millions de doses, cela signifie que les premières vaccinations pourraient commencer avant la fin de l'année, à condition que l'innocuité soit confirmée, d'ici la semaine prochaine. Pfizer a alors prévu de déposer une demande d'autorisation à l'Agence américaine des médicaments (FDA), qui devra trancher si le vaccin est sûr et efficace.
Dans l'Union européenne, qui a préacheté 200 millions de doses et négocie pour 100 millions d'autres, le vaccin pourrait être disponible « début 2021 », selon une source européenne. D'autres pays - Japon, Canada, Royaume-Uni - ont également passé commande auprès de Pfizer, et la demande initiale est assurée de dépasser l'offre, Pfizer prévoyant de pouvoir fabriquer 50 millions de doses en 2020 et 1,3 milliard l'an prochain.
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