Les séparatistes du Conseil de transition du Sud (STC) s'étaient emparés en décembre 2025 de vastes territoires, notamment dans cette région riche en pétrole, provoquant en riposte des frappes meurtrières de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, alliée du gouvernement yéménite. Mais deux responsables militaires du gouvernement yéménite ont déclaré, samedi 3 janvier, à l'AFP que les forces appuyées par Ryad avaient pris le contrôle de la principale base militaire d'al-Mukalla, capitale de la province d'Hadramout, frontalière avec l'Arabie saoudite.
L'aéroport sous contrôle saoudien
Des tirs ont été entendus tôt samedi dans cette ville récemment conquise par les séparatistes, les forces soutenues par l'Arabie saoudite semblant avancer sans rencontrer beaucoup de résistance, a rapporté un journaliste de l'AFP. Un responsable militaire du gouvernement yéménite a en outre affirmé que les forces pro-saoudiennes avaient pris le contrôle de l'aéroport, visé par des frappes, le 2 janvier, ainsi que des bâtiments administratifs de la ville de Seyoun, à 160 kilomètres au nord-ouest d'al-Mukalla.
Un dirigeant militaire du STC a admis que ses forces avaient procédé « à un retrait complet des zones d'al-Khasha en raison de la pression exercée par les frappes aériennes saoudiennes ». « Nous résistons aux forces attaquantes à Seyoun », a-t-il en revanche affirmé. Des habitants de Seyoun ont fait état de coups de feu et d'affrontements tôt samedi dans leur ville. Des frappes aériennes de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite contre des bases militaires séparatistes à al-Khasha et Seyoun, dans la province d'Hadramout, avaient tué vendredi vingt combattants séparatistes yéménites, selon un responsable militaire du STC. Il s'agissait des premières pertes humaines infligées au STC depuis ses conquêtes en décembre.
Un « dialogue » à Riyad
Ce 3 janvier, l'Arabie saoudite a invité « toutes les factions du sud » du pays à un « dialogue » à Ryad pour mettre fin aux affrontements qui opposent les séparatistes et les autres membres de la coalition gouvernementale. Elle prône une réunion pour trouver « des solutions justes » qui « satisferont les aspirations légitimes du peuple du Sud », selon le ministère saoudien des Affaires étrangères.
Les Émirats arabes unis, qui ont retiré le 2 janvier leurs dernières forces présentes au Yémen, ont exhorté les Yéménites à « résoudre leurs différends par le dialogue ». Quant aux séparatistes, ils avaient annoncé la veille, engager un processus de deux ans pour établir un État dans le sud du pays le plus pauvre de la péninsule arabique, dévasté par des années de guerre.
Les conquêtes des séparatistes - qui font pourtant partie du gouvernement yéménite - ont suscité la colère des autres factions gouvernementales et de Riyad, attisant les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. La coalition dirigée par Riyad a été mise en place en 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, puis de larges pans du nord du pays. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée dans ce conflit, qui a fait des centaines de milliers de morts, morcelé le pays et provoqué l'une des pires crises humanitaires au monde.
L'aéroport sous contrôle saoudien
Des tirs ont été entendus tôt samedi dans cette ville récemment conquise par les séparatistes, les forces soutenues par l'Arabie saoudite semblant avancer sans rencontrer beaucoup de résistance, a rapporté un journaliste de l'AFP. Un responsable militaire du gouvernement yéménite a en outre affirmé que les forces pro-saoudiennes avaient pris le contrôle de l'aéroport, visé par des frappes, le 2 janvier, ainsi que des bâtiments administratifs de la ville de Seyoun, à 160 kilomètres au nord-ouest d'al-Mukalla.
Un dirigeant militaire du STC a admis que ses forces avaient procédé « à un retrait complet des zones d'al-Khasha en raison de la pression exercée par les frappes aériennes saoudiennes ». « Nous résistons aux forces attaquantes à Seyoun », a-t-il en revanche affirmé. Des habitants de Seyoun ont fait état de coups de feu et d'affrontements tôt samedi dans leur ville. Des frappes aériennes de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite contre des bases militaires séparatistes à al-Khasha et Seyoun, dans la province d'Hadramout, avaient tué vendredi vingt combattants séparatistes yéménites, selon un responsable militaire du STC. Il s'agissait des premières pertes humaines infligées au STC depuis ses conquêtes en décembre.
Un « dialogue » à Riyad
Ce 3 janvier, l'Arabie saoudite a invité « toutes les factions du sud » du pays à un « dialogue » à Ryad pour mettre fin aux affrontements qui opposent les séparatistes et les autres membres de la coalition gouvernementale. Elle prône une réunion pour trouver « des solutions justes » qui « satisferont les aspirations légitimes du peuple du Sud », selon le ministère saoudien des Affaires étrangères.
Les Émirats arabes unis, qui ont retiré le 2 janvier leurs dernières forces présentes au Yémen, ont exhorté les Yéménites à « résoudre leurs différends par le dialogue ». Quant aux séparatistes, ils avaient annoncé la veille, engager un processus de deux ans pour établir un État dans le sud du pays le plus pauvre de la péninsule arabique, dévasté par des années de guerre.
Les conquêtes des séparatistes - qui font pourtant partie du gouvernement yéménite - ont suscité la colère des autres factions gouvernementales et de Riyad, attisant les tensions entre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. La coalition dirigée par Riyad a été mise en place en 2015 pour soutenir le gouvernement yéménite face aux rebelles houthis, soutenus par l'Iran, qui se sont emparés de la capitale Sanaa en 2014, puis de larges pans du nord du pays. Une trêve conclue en 2022 est globalement respectée dans ce conflit, qui a fait des centaines de milliers de morts, morcelé le pays et provoqué l'une des pires crises humanitaires au monde.
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