Le nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a accordé, mardi, trois mois aux entreprises et aux particuliers pour rapatrier tous leurs capitaux illégalement sortis du pays, faute de quoi ils seront "traduits devant la justice".
Le nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, a fixé, dans un communiqué publié mardi 28 novembre, un ultimatum de trois mois aux entreprises et aux particuliers pour rapatrier tous les capitaux illégalement sortis du pays. À l'expiration de ce délai, les autorités "procèderont à l'arrestation de tous ceux qui n'ont pas respecté cette directive et les traduiront devant la justice".
Englué dans une crise économique catastrophique depuis une funeste réforme agraire lancée au début des années 2000, le Zimbabwe manque cruellement de liquidités. Les retraits sont sévèrement limités et le gouvernement peine chaque mois à payer ses fonctionnaires. Près de 85 % de sa population est officiellement au chômage et ne survit que de débrouille et d'emplois informels.
"Crime contre le peuple du Zimbabwe"
Le gouvernement a lancé il y a maintenant un an une nouvelle monnaie sous la forme de "billets d'obligation" pour tenter d'enrayer la fuite vers l'étranger du dollar américain, sa seule devise officielle, mais sans grand succès. L'expatriation des capitaux "constitue un crime économique contre le peuple du Zimbabwe", a souligné mardi le chef de l'État.
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