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feuilleton Gbagbo, on s’approche de l’épilogue



feuilleton Gbagbo, on s’approche de l’épilogue
Le dernier épisode du retour de l’ancien président en Côte d’Ivoire se jouera bien, sauf nouvel imprévu, le 17 juin prochain. « Polémique autour de la date du 17 juin : "nous prenons acte" » : ce sont les paroles du ministre de la Réconciliation Kouadio, Konan Bertin dit KKB. Et c’est le grand titre de Notre Voie, quotidien proche de Laurent Gbagbo. Notre Voie qui constate l’acquiescement du pouvoir abidjanais au retour de l’ex-président. Acquiescement du bout des lèvres.
 
KKB s’explique dans L’Intelligent : « Il faut avouer que la date, telle qu’indiquée par Assoa Adou, secrétaire général du FPI, le 17 juin donc, n’a pas fait l’objet de consensus entre nous. Mais, ceci dit, nous ne sommes pas là pour fixer la date de retour des uns et des autres. La date du retour de Gbagbo, c’est l’affaire du FPI et de Gbagbo lui-même. Donc, dès lors qu’ils nous disent qu’il revient le 17 juin, nous ne ferons que prendre acte. »
 
Toutefois, a encore précisé le ministre de la Réconciliation, « les discussions se poursuivront entre les différentes parties pour un retour apaisé, encadré. » Avec de nombreux points à régler comme la sécurité de Laurent Gbagbo, un logement et bien d’autres questions liées à son statut d’ancien président.
 
Retour en fanfare ou dans la sobriété ?
« Rideau sur la polémique du moins pour le moment, pointe Aujourd’hui au Burkina. Naturellement, après une décennie d’éclipse physique et politique, les affidés de Gbagbo, les militants et tous les sympathisants du FPI ne voudraient en aucune manière bouder leur plaisir au retour triomphal de leur leader et idole. En effet, après cette douloureuse et longue parenthèse de la Cour pénale internationale, quoi de plus normal que de célébrer celui qui revient de l’enfer.
 
A contrario, le gouvernement, ou plutôt le pouvoir ivoirien, voudrait un retour sobre, à bas bruit de Gbagbo, question de ne pas en rajouter à la popularité d’un homme restée quasi-intacte et surtout pour parer aux éventuels débordements. »
 
Alors, s’interroge Aujourd’hui, « quelle formule trouver pour le retour d’une telle personnalité, très ombrageuse pour le pouvoir mais indispensable morceau du puzzle de la réconciliation? Le 17 juin, c’est dans deux semaines, encore un peu de temps pour trouver la médiane, afin que chaque camp trouve son compte (…). »
 
Il est aussi question d'Algérie dans les journaux, avec ce long entretien accordé au Point Afrique par le président Abdelmadjid Tebboune. De nombreux points ont été abordés, notamment la question du Hirak, la contestation populaire, toujours active dans le pays. « Je n’utilise plus ce mot (Hirak) parce que les choses ont changé, affirme Abdelmadjid Tebboune. Le seul Hirak auquel je crois est le Hirak authentique et béni qui a spontanément rassemblé des millions d’Algériens dans la rue. Ce Hirak-là a choisi la voie de la raison en allant à l’élection présidentielle. Il n’a pas écouté le chant des sirènes qui le poussait à aller vers une période transitoire, et dix millions d’Algériens sont allés voter. Une minorité a refusé l’élection. Je pense que tout Algérien a le droit de s’exprimer, mais je refuse le diktat d’une minorité. »
 
« Il existe une volonté de saboter les accords d’Alger »
Le président algérien s’est également exprimé à propos du G5-Sahel : « Le G5 pourrait être plus efficace s’il avait plus de moyens. Or le G5 n’en a pas (…). Dans ce territoire, certains s’opposent au avancées de l’Algérie [le Maroc, NDLR], essentiellement sur le dossier malien. Pour nous, il existe une volonté de saboter les accords d’Alger. Je crois aussi que le G5 ou Barkhane sont des solutions partielles. »
 
Et Abdelmadjid Tebboune de conclure : « l’Algérie ne laissera jamais le nord du Mali devenir un sanctuaire pour les terroristes, ni ne permettra une partition du pays. Pour régler le problème au nord du Mali, il faut y redéployer l’État. Via les accords d’Alger, nous sommes là pour aider Bamako, ce que nous faisons déjà avec la formation des militaires maliens. »
 
Enfin sur la question mémorielle de la guerre d’Algérie menée par la France, le président Tebboune attend des gestes concrets de Paris : « les Algériens attendent une reconnaissance totale de tous les crimes. Ce que nous voulons, c'est une mémoire apaisée, reconnue. Qu'on sorte de cette fable d’Algérie terra nullius où la colonisation aurait apporté la civilisation. Le passif, une fois réglé, permettra une amitié durable entre les deux nations. »

RFI

Jeudi 3 Juin 2021 - 09:39


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