Bankass et Bandiagara s’embrasent. À Bankass, le drame d’Ogossagou, où au moins 160 personnes ont été assassinées le 23 mars, a mis en lumière le conflit qui se joue dans le centre du pays depuis maintenant environ deux ans. De vieilles rancoeurs autour du foncier essentiellement entre deux communautés, les peuls et les dogons, ressurgissent, et sont devenues meurtrières. La présence des groupes jihadistes et des milices d’autodéfense a intensifié ce conflit. Dans le cercle de Koro, sept kilomètres seulement séparent le village dogon Dangaténé et le village peul Yorou. Depuis un an, les vols, incendies, meurtres sont courant de part et d’autre. La peur et la méfiance s’installent entre les villageois.
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