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les femmes africaines, ces millions d’invisibles…



Retour sur la Journée internationale des droits des femmes hier, avec ce constat du Point Afrique : « au bureau quand elles ont un emploi officiel, et à la maison, les femmes travaillent tout le temps. En tout cas, bien plus que les hommes… Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon le dernier rapport d’Oxfam sur la contribution des femmes à l’économie, 42 % des femmes en âge de travailler dans le monde n’occupent pas un emploi rémunéré contre 6 % des hommes. Cette statistique cache une réalité visible à l’œil nu, relève Le Point Afrique (une réalité bien visible en Afrique). Elles s’occupent, souvent seules, du travail de soins non rémunéré comme prendre en charge la dépendance de parents ou d’enfants malades, ou encore la préparation des repas pour la famille… Et cela au détriment de leur scolarisation, en réduisant leur capacité à contribuer au système de protection sociale ou à accumuler des richesses, ce qui aggrave la situation de pauvreté dans laquelle plusieurs se trouvent et les rend plus vulnérables avec l’âge. Selon les calculs d’Oxfam, la valeur de ce travail (dans le monde), estimation basse, serait d’au moins 10.800 milliards de dollars, soit trois fois la valeur du secteur des technologies. »

Alors, « il y a toutefois quelques exceptions, relève Le Point Afrique. Au Rwanda, la moitié des diplômés de l’université sont des femmes et elles sont majoritaires à l’Assemblée nationale, 51 sièges sur 80. Preuve s’il en est qu’avec une politique volontariste comme celle imposée par le président rwandais Paul Kagamé, la bascule est possible. Il y a dix ans, le pays était encore au même niveau que ses voisins côté ouest, trop bas. »

Justement à l’ouest, il y a quelques progrès, note encore Le Point Afrique. « Au Burkina Faso, par exemple, le nombre de filles scolarisées dans le primaire est passé de 72 % en 2008 à 95 % en 2018, mais elles ne sont que 40 % à poursuivre dans le secondaire et 4 % dans le supérieur. »

En première ligne

Toujours au Burkina, les femmes sont en première ligne face à l’insécurité et au terrorisme, remarque le quotidien Aujourd’hui : « Si elles ont perdu maris et souvent enfants, ces femmes constituent le gros lot des quelque 700.000 déplacés internes du Burkina. Les images hélas de ces maters dolorosa penchées sur leurs fils et filles malades, affamés, renvoyant à celles de la Pietà, sont devenues banales dans les camps de déplacés. »

Le Monde Afrique pour sa part met en avant les femmes algériennes souvent en première ligne dans le Hirak, le mouvement de contestation du pouvoir…

« Elles sont là, relate Le Monde Afrique, imperturbables, dressées derrière une banderole ("Nos droits, c’est tout le temps et partout") tandis qu’autour d’elles les clameurs montent de la foule. À l’entrée de la faculté centrale d’Alger, la scène fait désormais partie du rituel du Hirak. Cet espace insolite au cœur de la capitale, entre grilles et chaussée, morceau de trottoir annexé pour une heure ou deux, ses occupantes l’ont baptisé "carré féministe". (…) Et ce "carré" du vendredi a essaimé. On l’a retrouvé à Oran et Constantine. (…) "Les femmes ont été de tous les mouvements et de toutes les guerres en Algérie, affirme la sociologue Fatma Oussedik, une féministe de la génération militante des années 1970. Mais, aujourd’hui, poursuit-elle, elles sont là pour elles-mêmes, et c’est le grand changement". Du jamais-vu en Algérie sous une forme aussi décomplexée. »

Ces amazones de la presse…

Enfin, toujours à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, l’hebdomadaire Le Triomphe du Mali, à Bamako, célèbre « ces amazones qui font la fierté de la presse malienne » ; et en premier lieu, sa directrice, Mariam Seba Samake, qui, écrit-il, « grâce à sa témérité et à sa ténacité, a fait de notre canard, un journal respecté et régulier paraissant chaque vendredi avec des articles pertinents. »

Bravo également à madame Maimouna Diallo, poursuit Le Triomphe du Mali : « après un passage au journal le Pouce, elle a fondé le journal en ligne Mali Flash avant d’en créer la version papier. »

Bravo aussi à madame Traore Dado Camara, « créatrice du journal L’Annonceur, qui vient de souffler des 11 bougies et qui regroupe uniquement… des femmes. »

RFI

Lundi 9 Mars 2020 - 08:39



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