Depuis l'attaque du 26 avril contre l'hôpital de Boguila, les autorités locales, la préfète de l'Ouham, la représentante du département au sein de Parlement de transition réclamaient une intervention dans la région. C'est certainement ce qui a poussé l'opération Sangaris à lancer une mission de reconnaissance entre Bossangoa et Paoua, dans des zones où la force française n'était pas déployée. « Un nouveau raid meurtrier était en préparation », assure une source militaire.
Avant même d'arriver à Paoua, où les hommes de Sangaris devaient rejoindre la Misca, les Français ont été alertés. Une quarantaine de miliciens circulant en Pick-up et en motos, lourdement armés, ont été repérés descendant depuis la localité de Bémal à l'extrême Nord-Ouest, prés de la frontière avec le Tchad. Bémal, c'est là où s'étaient repliés leséléments identifiés comme étant des Seleka responsables de l'attaque de Boguila, il y a 10 jours. Ce qui a fait dire à l'état-major que le groupe repéré lundi était peut-être « la bande » à l'origine des exactions rapportées ces derniers jours.
Trois heures de combats sans perte côté français
Le groupe a été intercepté à l'entrée de Boguila en fin d'après-midi. Immédiatement assure l'état-major, « les miliciens ont engagé le combat. Ils ont tenté une manœuvre de débordement ». En clair, ils ont essayé d'encercler les Français.
Sangaris a alors riposté avec force : tirs de mortiers, tirs de missiles antichars Milan et une frappe aérienne réalisée à partir d'un avion venant de Ndjamena. Les combats ont duré jusqu'à la tombée de la nuit. Selon un bilan donné par les militaires français il y a eu « plusieurs morts dans les rangs des assaillants et des véhicules détruits », sans plus de précision pour le moment. Toute la nuit, les patrouilles se sont poursuivies, mais une partie du groupe de miliciens serait parvenue à s'échapper.
Source : Rfi.fr
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