Contrôle d'identité à Bogota, la capitale, où la sécurité a été renforcée en raison de l'agitation sociale notamment paysanne, le 30 août 2013. REUTERS/John Vizcaino
Juan Manuel Santos n’avait pas le choix. Avec une popularité en chute libre -un récent sondage ne lui donne que 21% d’opinions favorables- et des paysans dans la rue, il devait agir.
Mais le message donné est contradictoire : il remplace son ministre de l’Agriculture, incapable de faire face aux revendications des paysans, par un patron de l’agro-industrie, Aurelio Irragorri. Une figure qui risque de ne pas plaire aux petits agriculteurs.
En revanche, il nomme à la Justice et l’Energie deux ministres considérés comme faisant partie de l’aile gauche du panorama politique colombien, critiques envers les décisions de la présidence, notamment sur le sujet qui oppose les agriculteurs au pouvoir : les accords de libre-échange signés avec les Etats-Unis et l’Europe.
Juan Manuel Santos a donné un nom à sa nouvelle l’équipe. «C’est le gouvernement de la paix» a-t-il expliqué, en référence aux pourparlers en cours à Cuba avec la guérilla. Un gouvernement, destiné à plaire à tout le monde en vue des prochaines élections dans moins d’un an, assurent les analystes. La réaction des paysans sera un test pour le président. Dans le sud du pays, jeudi 5 septembre encore, plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans des heurts avec la police.
Source : Rfi.fr
Mais le message donné est contradictoire : il remplace son ministre de l’Agriculture, incapable de faire face aux revendications des paysans, par un patron de l’agro-industrie, Aurelio Irragorri. Une figure qui risque de ne pas plaire aux petits agriculteurs.
En revanche, il nomme à la Justice et l’Energie deux ministres considérés comme faisant partie de l’aile gauche du panorama politique colombien, critiques envers les décisions de la présidence, notamment sur le sujet qui oppose les agriculteurs au pouvoir : les accords de libre-échange signés avec les Etats-Unis et l’Europe.
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