(LA CHRONIQUE DU DIMANCHE DE BKD)
(Dim. 5 Oct. 2025 – 15ᵉ numéro)
On dit qu’il faut trois choses pour avancer dans la vie : l’humilité, le courage et la sagesse. Trois valeurs simples, mais qui semblent se perdre de plus en plus dans notre société. Car ce qui prend le dessus, souvent, c’est le mépris – ce petit poison qui détruit silencieusement les relations humaines.
On dit qu’il faut trois choses pour avancer dans la vie : l’humilité, le courage et la sagesse. Trois valeurs simples, mais qui semblent se perdre de plus en plus dans notre société. Car ce qui prend le dessus, souvent, c’est le mépris – ce petit poison qui détruit silencieusement les relations humaines.
Dans nos administrations, combien de fois voit-on un agent traiter un citoyen comme s’il lui faisait une faveur, alors qu’il ne fait que son travail ? Dans nos entreprises, combien de responsables pensent que diriger, c’est rabaisser ? Et dans nos familles, combien oublient que la vraie autorité n’est pas dans le ton haut, mais dans le respect mutuel ?
L’humilité est le premier antidote. Elle rappelle que personne n’est supérieur à l’autre. Le diplôme, le grade ou la voiture de fonction ne donnent pas plus de valeur humaine. Quand un chef méprise ses collègues ou ses agents, il se grandit peut-être à ses yeux, mais il se rapetisse aux yeux du monde.
Vient ensuite le courage : celui de tenir debout face aux injustices et aux humiliations. Trop souvent, on baisse la tête, on subit les attitudes méprisantes. Pourtant, la vraie bravoure est de garder sa dignité sans céder à la provocation, sans répondre par la même monnaie.
Et puis il y a la sagesse. Cette force intérieure qui nous enseigne qu’il ne faut pas répondre à la stupidité par des discours inutiles. Savoir se taire face à la bêtise, c’est parfois la plus grande victoire.
Le mépris, en vérité, est un miroir qui ne reflète pas celui qui en est la cible, mais celui qui le pratique. Celui qui rabaisse ne fait que montrer ses propres failles. Celui qui garde son humilité, son courage et sa sagesse, lui, garde son humanité intacte.
Alors oui, dans nos bureaux, nos marchés, nos entreprises, nos familles, il est temps de tourner le dos au mépris.
Parce que le vrai respect, celui qui construit, commence toujours par là : ne jamais se croire au-dessus de l’autre.
Boubacar Kambel DIENG
Journaliste/Communicant
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