Le ministre de la Solidarité et de la Recontruction du Nord se veut optimiste : « Le Mali est prêt à accueillir ses citoyens dans la dignité », a déclaré Hamadou Konaté. Selon lui, neuf sites d'accueil sur les vingt-et-un prévus ont déjà été aménagés. « Des commissions tripartites vont travailler sur les conditions pratiques du retour et un plan de rapatriement sera mis en oeuvre le plus rapidement possible », a-t-il annoncé.
Mais la plupart des réfugiés n'envisagent pas ce retour. En matière de sécurité comme de reconstruction, ils estiment que la mise en oeuvre de l'accord de paix n'a quasiment pas débuté et préfèrent donc rester pour le moment à Mbera.
Car même si la vie est difficile dans le camp, les besoins de base en éducation, santé et assainissement sont pourvus. Et la sécurité assurée. « Chez nous, les hommes armés sont partout ; même dans les villes où sont situés les sites d'accueil, il y a des attaques », explique un jeune réfugié. « Et si tu arrives vivant dans ta localité, il n'y a plus rien, puits gâtés, maisons détruites : il faut un minimum de sécurité et de reconstruction pour qu'on puisse rentrer », souligne-t-il.
« L'insécurité dans cette région n'est pas le fait des mouvements armés, mais du terrorisme international », a tenu a préciser le ministre de la Solidarité. « Nous ne pouvons donc attendre la fin de la lutte anti-terroriste pour recevoir nos compatriotes ou non », a-t-il conclu.
Le difficile retour des réfugiés: le récit de de Mohamed
Il ne faut pas s'attendre à un retour massif et rapide des réfugiés au Mali. Depuis 2013, 4700 seulement ont choisi de rentrer chez eux selon le HCR. Pour ceux qui décident de rentrer, le retour au pays a souvent un goût amer comme en témoigne Mohamed Ahmedou, jeune étudiant malien. Réfugié pendant plus de quatre ans au camp de Mbera, il décide rentrer à Bamako en novembre dernier.
Après avoir obtenu son baccalauréat l'année dernière au centre de Bassikounou, en Mauritanie, Mohamed Ahmedou avait espoir de reprendre ses études au Mali. Son projet : obtenir une licence. Un projet plus que compromis, explique t-il, parce qu'à Bamako, il n'y a rien.
La famille est resté au camp et je suis là, plein d'espoir à essayer de reprendre mes études mais je ne trouve pas de solution et je ne suis pas le seul : tous les étudiants réfugiés sont dans le même cas que moi. Pour le moment il n'y a rien, pas une avancée, au niveau de l'éducation, au niveau social... Je vais retourner auprès de ma famille dans le camp.
Source: Rfi.fr
Mais la plupart des réfugiés n'envisagent pas ce retour. En matière de sécurité comme de reconstruction, ils estiment que la mise en oeuvre de l'accord de paix n'a quasiment pas débuté et préfèrent donc rester pour le moment à Mbera.
Car même si la vie est difficile dans le camp, les besoins de base en éducation, santé et assainissement sont pourvus. Et la sécurité assurée. « Chez nous, les hommes armés sont partout ; même dans les villes où sont situés les sites d'accueil, il y a des attaques », explique un jeune réfugié. « Et si tu arrives vivant dans ta localité, il n'y a plus rien, puits gâtés, maisons détruites : il faut un minimum de sécurité et de reconstruction pour qu'on puisse rentrer », souligne-t-il.
« L'insécurité dans cette région n'est pas le fait des mouvements armés, mais du terrorisme international », a tenu a préciser le ministre de la Solidarité. « Nous ne pouvons donc attendre la fin de la lutte anti-terroriste pour recevoir nos compatriotes ou non », a-t-il conclu.
Le difficile retour des réfugiés: le récit de de Mohamed
Il ne faut pas s'attendre à un retour massif et rapide des réfugiés au Mali. Depuis 2013, 4700 seulement ont choisi de rentrer chez eux selon le HCR. Pour ceux qui décident de rentrer, le retour au pays a souvent un goût amer comme en témoigne Mohamed Ahmedou, jeune étudiant malien. Réfugié pendant plus de quatre ans au camp de Mbera, il décide rentrer à Bamako en novembre dernier.
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Source: Rfi.fr
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