Ils sont huit avocats de la partie civile ou des victimes à attendre leur tour pour dire pourquoi, pour quels motifs, ils souhaitent la condamnation de Simone Gbagbo. L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, qui a comparu depuis le mois de mai dernier lors de son procès pour crime contre l’humanité, est aujourd’hui absente du box. Un procès qu’elle et ses avocats boycottent depuis plusieurs semaines, ainsi que les avocats commis d’office qui invoquent, eux, l’absence de pièces au dossier et un vice de procédure concernant l’un des assesseurs du président du tribunal.
Aussi dans une salle à moitié pleine, et face à un box des accusés parfaitement vide, les premiers avocats ont pris la parole. Maître Moïse Diby a surtout rendu hommage au président du tribunal : « Vous n’avez pas cédé face aux avocats de la défense et à leurs arguments, et vous avez eu raison », a-t-il affirmé à l’adresse du président Bouaki Kouadio.
Puis ce fut le tour de maître Alain Bokola, assez grandiloquent et parfaitement inaudible tant sa voix a été saturée dans les enceintes du palais de justice, dont on a cru comprendre que lui aussi condamnait la stratégie de la défense de Simone Gbagbo et de ses avocats, les jugeant « irrespectueux face à la Cour et jouant la fuite en avant ».
Ensuite, plus concret et précis, Maître Diomande Vafoungbe détailla les innombrables entretiens que l’épouse de Laurent Gbagbo eût ave c les ministres du gouvernement, à la cellule de crise, et ses rendez-vous avec des vendeurs d’armes israéliens en plein embargo. Il en déduisit que ces rencontres ne pouvaient être que pour préparer des attaques comme celles du marché d’Abobo ou contre les manifestants de la RTI.
Aussi dans une salle à moitié pleine, et face à un box des accusés parfaitement vide, les premiers avocats ont pris la parole. Maître Moïse Diby a surtout rendu hommage au président du tribunal : « Vous n’avez pas cédé face aux avocats de la défense et à leurs arguments, et vous avez eu raison », a-t-il affirmé à l’adresse du président Bouaki Kouadio.
Puis ce fut le tour de maître Alain Bokola, assez grandiloquent et parfaitement inaudible tant sa voix a été saturée dans les enceintes du palais de justice, dont on a cru comprendre que lui aussi condamnait la stratégie de la défense de Simone Gbagbo et de ses avocats, les jugeant « irrespectueux face à la Cour et jouant la fuite en avant ».
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