C'est l'écrivain Kamel Daoud qui a pris la parole le premier. La visite de François Hollande est très maladroite selon lui, car elle permet à Abdelaziz Bouteflika de faire oublier son état de santé. Le journaliste de El Watan, Hacen Ouali juge lui qu'avec ce déplacement, Paris légitime le quatrième mandat du président : « Est-ce que l’Etat français n’apporte pas une caution, un soutien, à un régime qui n’arrive pas à ouvrir des perspectives sérieuses pour le pays ? Au-delà de l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays, il y a une crise économique sérieuse et on a l’impression que Paris cautionne une situation politique de plus en plus intenable. »
Depuis le début de l'année, plusieurs présidents africains ont rencontré Abdelaziz Bouteflika. Mais pour Mourad Goumiri, enseignant en sciences politiques, la visite du président français est plus polémique : « S’il y a un pays qui connaît parfaitement l’état de santé du président algérien, c’est bien la France ! Il me semble [aussi] que c’est troublant que la France ne donne pas un avis clair en matière de droits de l’homme. »
Mauvais timing pour les uns, influence assumée pour les autres. Alors que le pouvoir se divise sur l'après-Bouteflika, la visite de François Hollande aura du mal à passer pour une simple visite « de courtoisie ».
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