À Luanda, les dirigeants africains et européens ont voulu conclure leur sommet en envoyant un message clair : celui d’un partenariat plus juste, fondé sur des intérêts réellement partagés.
Pour ce deuxième et dernier jour du sommet UE-UA, les dirigeants réunis à Luanda ont cherché à donner une portée historique à leur rencontre. En célébrant les 25 ans du partenariat entre les deux continents – et le 50e anniversaire de l’indépendance de plusieurs États africains –, ils ont insisté sur la nécessité d’une relation « mature, équilibrée et tournée vers l’avenir ».
« Notre objectif est un partenariat robuste, équitable et durable », a rappelé le président du Conseil européen, António Costa, en clôturant les séances plénières. Une ambition partagée par le président angolais João Lourenço, hôte du sommet, qui a souligné « l’importance de réinventer la coopération » dans un monde confronté à des tensions géopolitiques croissantes.
Une offensive économique européenne pour rester un partenaire de premier plan
Face à la concurrence de la Chine, des États-Unis et de la Russie, Bruxelles est venue avec des promesses fortes. Le cœur de son offre reste le programme Global Gateway, doté de 150 milliards d’euros pour l’Afrique d’ici 2027. Ursula von der Leyen s’est félicitée d’avoir « déjà mobilisé plus de 120 milliards », visant à accélérer les transitions écologique et numérique, renforcer les systèmes de santé et d’éducation et soutenir la création d’emplois.
Projet emblématique : la modernisation du corridor du Lobito, cette ligne ferroviaire stratégique reliant la Zambie et la RDC au port angolais. L’Europe y voit un moyen de faciliter le transport de minerais critiques indispensables à sa transition énergétique, tout en développant les économies locales.
Mais les critiques rappellent la nécessité d’éviter un schéma extractif reproduisant les logiques du passé. Les Européens insistent donc sur un modèle « gagnant-gagnant », fondé sur la montée en compétence, l’ouverture des marchés et l’industrialisation locale.
Sécurité, paix et gouvernance : des engagements réaffirmés
L’UE, déjà engagée à travers 12 missions civiles et militaires, a confirmé le maintien de son soutien via la Facilité européenne pour la paix, destinée à prévenir les conflits et stabiliser les zones en crise.
Les deux unions ont également annoncé une coordination accrue dans les instances multilatérales, le G20, et l'ONU, ainsi qu’un plaidoyer commun pour la réforme de l’architecture financière internationale et pour l’allègement de la dette des pays les plus vulnérables.
Migrations et mobilité : vers une approche plus pragmatique
Les migrations, sujet sensible des relations euro-africaines, ont fait l’objet d’un traitement plus nuancé que lors de précédents sommets. Les dirigeants ont affirmé leur volonté de renforcer les voies légales de mobilité, y compris universitaires, tout en intensifiant la lutte contre les réseaux criminels et les routes irrégulières.
Depuis 2022, plus de 30 000 étudiants africains ont bénéficié de programmes de mobilité vers l’Europe, et de nouveaux partenariats académiques ont été annoncés.
Pour ce deuxième et dernier jour du sommet UE-UA, les dirigeants réunis à Luanda ont cherché à donner une portée historique à leur rencontre. En célébrant les 25 ans du partenariat entre les deux continents – et le 50e anniversaire de l’indépendance de plusieurs États africains –, ils ont insisté sur la nécessité d’une relation « mature, équilibrée et tournée vers l’avenir ».
« Notre objectif est un partenariat robuste, équitable et durable », a rappelé le président du Conseil européen, António Costa, en clôturant les séances plénières. Une ambition partagée par le président angolais João Lourenço, hôte du sommet, qui a souligné « l’importance de réinventer la coopération » dans un monde confronté à des tensions géopolitiques croissantes.
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Projet emblématique : la modernisation du corridor du Lobito, cette ligne ferroviaire stratégique reliant la Zambie et la RDC au port angolais. L’Europe y voit un moyen de faciliter le transport de minerais critiques indispensables à sa transition énergétique, tout en développant les économies locales.
Mais les critiques rappellent la nécessité d’éviter un schéma extractif reproduisant les logiques du passé. Les Européens insistent donc sur un modèle « gagnant-gagnant », fondé sur la montée en compétence, l’ouverture des marchés et l’industrialisation locale.
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Les deux unions ont également annoncé une coordination accrue dans les instances multilatérales, le G20, et l'ONU, ainsi qu’un plaidoyer commun pour la réforme de l’architecture financière internationale et pour l’allègement de la dette des pays les plus vulnérables.
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