Un parfum de gaz lacrymogène régnait ce samedi matin à la place Ficgayo à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Les militants de la Coalition nationale pour le changement (CNC) qui s'y étaient donné rendez-vous pour un meeting ont été dispersés par la police présente en grand nombre sur les lieux. Un militant de la CNC qui voulait faire une déclaration à la presse a même été arrêté puis roué de coups par des éléments des forces de l'ordre.
Les responsables de la CNC ont vite fait de réagir contre ce qu'ils qualifient d'entrave à la liberté fondamentale. Enoc Bah, membre fondateur de la CNC, dénonce « une barbarie policière » et incite le pouvoir à ouvrir le débat politique pour permettre à chaque citoyen de pouvoir s'exprimer en toute liberté.
La CNC n'avait pas d'autorisation, selon lesautorités
De son côté, le ministère de l'Intérieur précise que ce meeting n'était pas autorisé. Il ne pouvait donc pas se tenir. « La violence, elle venait des manifestants qui voulaient à tout prix faire cette activité qui n'était pas autorisée, se défend Ahmed Babayoko, le ministre de l'Intérieur. Donc évidemment, les forces de sécurité sont tenues de faire respecter la loi. Je pense que la CNC est en panne d'arguments et veut juste faire de la provocation. Mais il semble qu'il y ait un minimum de formalités à respecter. L'espace public, on ne l'occupe pas parce qu'on l'a décidé, on l'occupe parce qu'on a un accord des services de sécurité. »
Source : Rfi.fr
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