Le président du comité de paix – des notables de Bangassou chargés de négocier avec les ravisseurs –, l'abbé Alain Blaise Bissialo, confirme : le casque bleu marocain disparu avec trois autres soldats de la paix lundi 8 mai est mort. Il a été enterré par le groupe anti-balaka qui a kidnappé les quatre hommes.
Mercredi matin, les négociateurs se sont rendus sur place. Après discussion avec les miliciens, ils ont commencé à exhumer le corps, avant d'en être empêchés au dernier moment par un chef anti-balaka. Les négociateurs sont donc repartis sans la dépouille mortelle.
Assassinés et mutilés à la machette
Le comité de paix de Bangassou avait pu récupérer mardi les corps des trois autres casques bleus, enlevés puis assassinés et mutilés à la machette. « Quand on les a récupérés mardi, les trois corps étaient sur le point d'être enterrés », raconte l'abbé Alain Blaise Bissialo.
Les quatre casques bleus – trois Cambodgiens et un Marocain – avaient disparu lundi soir après l'attaque de leur convoi par un groupe anti-balaka local à une vingtaine de kilomètres de Bangassou. En provenance de Rafaï, le convoi avait été arrêté à un barrage. Le ton serait monté très vite. Les casques bleus, qui n'ont pas le droit d'engager le tir, auraient été pris pour cible. Un soldat de la paix avait été tué dans l’embuscade, ainsi que huit assaillants, selon la Minusca.
D'après la mission de l’ONU en Centrafrique, ces assaillants n’ont pas de revendications claires. Elle les qualifie de groupe d'autodéfense vraisemblablement lié aux anti-balaka, mais sans commandement clair. Les leaders des mouvances anti-balaka à Bangui démentent de leur côté toute implication.
Faute d'identification, la Minusca refuse pour le moment de confirmer la mort du casque bleu marocain.
Le président de l'Assemblée générale de l'ONU était mercredi à Bangui. Durant cette visite prévue de longue date, il s'est rendu au chevet des huit casques bleus blessés.
Nous avons dit aux casques bleus combien nous étions solidaires avec eux dans cette tragédie, alors que les casques bleus sont eux-mêmes ici en solidarité avec le peuple et le gouvernement centrafricain.
Mercredi matin, les négociateurs se sont rendus sur place. Après discussion avec les miliciens, ils ont commencé à exhumer le corps, avant d'en être empêchés au dernier moment par un chef anti-balaka. Les négociateurs sont donc repartis sans la dépouille mortelle.
Assassinés et mutilés à la machette
Le comité de paix de Bangassou avait pu récupérer mardi les corps des trois autres casques bleus, enlevés puis assassinés et mutilés à la machette. « Quand on les a récupérés mardi, les trois corps étaient sur le point d'être enterrés », raconte l'abbé Alain Blaise Bissialo.
Les quatre casques bleus – trois Cambodgiens et un Marocain – avaient disparu lundi soir après l'attaque de leur convoi par un groupe anti-balaka local à une vingtaine de kilomètres de Bangassou. En provenance de Rafaï, le convoi avait été arrêté à un barrage. Le ton serait monté très vite. Les casques bleus, qui n'ont pas le droit d'engager le tir, auraient été pris pour cible. Un soldat de la paix avait été tué dans l’embuscade, ainsi que huit assaillants, selon la Minusca.
D'après la mission de l’ONU en Centrafrique, ces assaillants n’ont pas de revendications claires. Elle les qualifie de groupe d'autodéfense vraisemblablement lié aux anti-balaka, mais sans commandement clair. Les leaders des mouvances anti-balaka à Bangui démentent de leur côté toute implication.
Faute d'identification, la Minusca refuse pour le moment de confirmer la mort du casque bleu marocain.
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