Un palais cerné par des blocs de béton, surveillé par près de trois cents policiers et survolé en permanence par des hélicoptères : la comparution de Salah Abdeslam, lundi 5 février, devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, devait prend l’allure d’un défi pour la justice belge. Elle a voulu organiser un procès « normal » pour un prévenu qui ne l’est pas, personnage-clé d’une série d’événements qui le sont d’autant moins. Transféré de Fleury-Mérogis au centre de détention ultra-sécurisé de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où il est isolé des autres détenus, Abdeslam sera transféré quotidiennement vers Bruxelles, sous forte escorte policière.
Le Français d’origine marocaine, qui a grandi à Molenbeek, sera jugé durant quatre jours pour la fusillade de la rue du Dries, à Forest. Ce fut l’un des épisodes marquants de la chasse au groupe de terroristes qui frappèrent le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Il est survenu près de quatre mois plus tard, alors qu’Abdeslam était l’homme le plus recherché d’Europe.
Le 15 mars 2016, une unité policière franco-belge vérifie une série d’indices accumulés depuis des semaines contre le groupe qui a organisé les fusillades et les attaques-suicides en France. Les policiers sont sur la trace d’individus dotés de faux papiers fabriqués à Saint-Gilles, une autre municipalité bruxelloise. Les auteurs français de l’attaque du Bataclan, notamment, sont entrés en Europe avec des documents belges et un suspect qui a ouvert un compteur au 60 de la rue du Dries possède, lui aussi, une fausse carte d’identité. Il s’agit de Khalid El Bakraoui, l’un des kamikazes qui frapperont, le 22 mars, à la station de métro Maelbeek, à Bruxelles, une heure après une explosion déclenchée à l’aéroport de Zaventem – 32 morts au total.
Les policiers dépêchés à Forest s’attendent à mener un simple contrôle : le compteur a été fermé deux mois plus tôt et l’appartement est censé être vide. Il abrite, en réalité, trois hommes. Salah Abdeslam, qui s’est déplacé de cache en cache depuis qu’il a regagné la capitale belge le 14 novembre 2015, après que, selon de récentes indications, son gilet explosif s’est avéré défectueux à Paris. Sofiane Ayari, un Tunisien qui a combattu en Syrie et a regagné l’Europe par la route des migrants, ami de Bilal Hadfi, l’un des kamikazes du Stade de France. Le troisième occupant est Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans, blessé deux fois à Rakka, l’un des coordinateurs présumés des attaques parisiennes, qui a été en contact téléphonique avec le groupe du Bataclan peu de temps avant que ce dernier pénètre dans la salle de concert.
Le Français d’origine marocaine, qui a grandi à Molenbeek, sera jugé durant quatre jours pour la fusillade de la rue du Dries, à Forest. Ce fut l’un des épisodes marquants de la chasse au groupe de terroristes qui frappèrent le 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Il est survenu près de quatre mois plus tard, alors qu’Abdeslam était l’homme le plus recherché d’Europe.
Le 15 mars 2016, une unité policière franco-belge vérifie une série d’indices accumulés depuis des semaines contre le groupe qui a organisé les fusillades et les attaques-suicides en France. Les policiers sont sur la trace d’individus dotés de faux papiers fabriqués à Saint-Gilles, une autre municipalité bruxelloise. Les auteurs français de l’attaque du Bataclan, notamment, sont entrés en Europe avec des documents belges et un suspect qui a ouvert un compteur au 60 de la rue du Dries possède, lui aussi, une fausse carte d’identité. Il s’agit de Khalid El Bakraoui, l’un des kamikazes qui frapperont, le 22 mars, à la station de métro Maelbeek, à Bruxelles, une heure après une explosion déclenchée à l’aéroport de Zaventem – 32 morts au total.
Les policiers dépêchés à Forest s’attendent à mener un simple contrôle : le compteur a été fermé deux mois plus tôt et l’appartement est censé être vide. Il abrite, en réalité, trois hommes. Salah Abdeslam, qui s’est déplacé de cache en cache depuis qu’il a regagné la capitale belge le 14 novembre 2015, après que, selon de récentes indications, son gilet explosif s’est avéré défectueux à Paris. Sofiane Ayari, un Tunisien qui a combattu en Syrie et a regagné l’Europe par la route des migrants, ami de Bilal Hadfi, l’un des kamikazes du Stade de France. Le troisième occupant est Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans, blessé deux fois à Rakka, l’un des coordinateurs présumés des attaques parisiennes, qui a été en contact téléphonique avec le groupe du Bataclan peu de temps avant que ce dernier pénètre dans la salle de concert.
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