Le Dr Cheikh Tidiane Gadio a livré un plaidoyer fort en faveur d’un renouveau du leadership en Afrique. Il s'exprimé, ce mardi à l’occasion du symposium annuel de Gorée Institut qui portait sur la "Jeunesse et gouvernance inclusive" et la "résilience démocratique au Sahel".
Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, le continent a progressivement abandonné la quête d’un leadership visionnaire au profit du concept, jugé « séduisant mais insuffisant », de gouvernance. Il regrette l’absence de visions structurantes capables de guider les nations africaines, à l’image de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. « À chaque fois que l’Afrique s’accrochait à une vision, le porteur était éliminé », a-t-il déploré, citant des figures historiques comme Patrice Lumumba ou Thomas Sankara.
Le président de l’Institut panafricain des stratégies Paix-Sécurité-Gouvernance a également dénoncé le « gâchis » des talents africains, évoquant les « Mozart assassinés », en référence à Antoine de Saint-Exupéry. Il pointe du doigt l’exclusion persistante des jeunes et des femmes des sphères décisionnelles, malgré leur rôle central dans la société.
Insistant sur le potentiel démographique du continent, il rappelle que près de 70 % de la population africaine est jeune. « Deux milliards de bras peuvent soulever toutes les montagnes du monde », a-t-il affirmé, appelant les dirigeants à intégrer davantage de jeunes dans les gouvernements et à cesser leur instrumentalisation lors des échéances électorales.
Sur la question du genre, Cheikh Tidiane Gadio a salué le rôle crucial des femmes africaines, notamment dans l’agriculture où elles représentent la majorité de la main-d’œuvre. Il a toutefois regretté un recul en matière de parité et plaidé pour une présence accrue des femmes dans les ministères de souveraineté, au-delà des portefeuilles sociaux.
Enfin, abordant la digitalisation, il a mis en garde contre « l’illusion de l’intégration numérique » tout en encourageant le soutien aux jeunes entrepreneurs du numérique. « Les jeunes Africains ont le talent pour rivaliser avec les meilleurs au monde, encore faut-il leur en donner les moyens », a-t-il conclu.
Ce symposium visait à promouvoir un dialogue inclusif afin de renforcer la participation des jeunes dans la prise de décision et consolider la stabilité démocratique en Afrique de l’Ouest et au Sahel.
Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal, le continent a progressivement abandonné la quête d’un leadership visionnaire au profit du concept, jugé « séduisant mais insuffisant », de gouvernance. Il regrette l’absence de visions structurantes capables de guider les nations africaines, à l’image de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. « À chaque fois que l’Afrique s’accrochait à une vision, le porteur était éliminé », a-t-il déploré, citant des figures historiques comme Patrice Lumumba ou Thomas Sankara.
Le président de l’Institut panafricain des stratégies Paix-Sécurité-Gouvernance a également dénoncé le « gâchis » des talents africains, évoquant les « Mozart assassinés », en référence à Antoine de Saint-Exupéry. Il pointe du doigt l’exclusion persistante des jeunes et des femmes des sphères décisionnelles, malgré leur rôle central dans la société.
Insistant sur le potentiel démographique du continent, il rappelle que près de 70 % de la population africaine est jeune. « Deux milliards de bras peuvent soulever toutes les montagnes du monde », a-t-il affirmé, appelant les dirigeants à intégrer davantage de jeunes dans les gouvernements et à cesser leur instrumentalisation lors des échéances électorales.
Sur la question du genre, Cheikh Tidiane Gadio a salué le rôle crucial des femmes africaines, notamment dans l’agriculture où elles représentent la majorité de la main-d’œuvre. Il a toutefois regretté un recul en matière de parité et plaidé pour une présence accrue des femmes dans les ministères de souveraineté, au-delà des portefeuilles sociaux.
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